Réunion annuelle du partenariat de Ouagadougou : les pays font le bilan de leur participation

Bergedor HADJIHOU 18 décembre 2020

Les participants à la 9ème réunion annuelle du partenariat de Ouagadougou se sont retrouvés ce mercredi 16 décembre pour le compte de la deuxième journée des échanges organisées cette année par vidéoconférence en raison de la pandémie de Covid-19. Les parties prenantes se sont appesanties sur les progrès réalisés par chaque pays depuis l’entrée en vigueur du partenariat en 2011. Et le Bénin ne fait pas piètre figure.
Comme le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo, le Bénin a progressé également en ce qui concerne le budget alloué aux services de santé et de reproduction. Ce qui frappe l’attention d’entrée de jeu dans la courte vidéo projetée aux participants par vidéoconférence par Gaston Ahounou, Chef Service Planification Familiale, Santé des Adolescents et Jeunes au ministère de la Santé, c’est cette enveloppe financière qui a doublé en 03 ans au profit de la planification familiale. De 100 millions de francs cfa en 2016, elle est de 250 millions en 2019. Cette avancée considérable a certainement eu un impact sur les autres acquis qui se déclinent en une insertion de l’éducation complète à la sexualité dans le système scolaire, au déploiement d’un plan de mobilisation générale basée sur la jeunesse, l’avènement des cliniques mobiles et le renforcement de l’engagement communautaire des jeunes. Le Bénin n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Comme perspective, il vise à étendre l’éducation à la santé sexuelle et reproductive aux couches extra-scolaires, l’instauration de l’auto-injection et l’institutionnalisation de l’implication des jeunes dans la promotion des offres de planification familiale.

Mot de la Directrice : Cérémonie d’ouverture

- Monsieur le Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins du Togo
- Madame la Ministre du Développement International du Canada
- Monsieur le Directeur Régional de UNFPA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
- Monsieur le Directeur Général d’Affaires Mondiales Canada pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre
- Monsieur le représentant du Directeur Général de l’Organisation Ouest Africaine de la - Honorables Parlementaires
- Mesdames et Messieurs les Maires
- Mesdames et Messieurs les partenaires techniques et financiers
Mesdames et messieurs les membres des délégations des pays du PO : gouvernementaux, Société civile, leaders religieux, journalistes, Jeunes
- Honorables invités
- Chers participantes et participants
- Mesdames, Messieurs ;

Nous, la communauté du Partenariat de Ouagadougou, sommes une fois de plus réunis, et ce pour la 9e fois. Je voudrais tout d’abord vous souhaiter la bienvenue parmi nous à cette réunion toute particulière cette année. Comme vous l’aurez donc constaté mais également souhaité, la réunion se tient de façon virtuelle en raison de la pandémie COVID19 qui sévit à travers le monde. Après consultations donc avec nos points focaux et bailleurs, nous avons pris la décision de la maintenir et non la reporter au vu de l’importante échéance que marque Décembre 2020 pour le Partenariat de Ouagadougou.
La deuxième phase du PO, lancée en Décembre 2015 à Dakar avec l’aval des 9 ministres de la sante de la sous-région et qui a pour ambition d’atteindre 2,2 millions d’utilisatrices additionnelles de méthodes modernes de contraception tire à sa conclusion. Cette réunion constitue de ce fait, une excellente opportunité pour nous, alors que nos esprits se tournent déjà sur l’horizon 2030, de tirer bilan de nos actions et programmes mais aussi d’examiner de plus près cet objectif à la fois ambitieux et noble que nous nous étions fixés.
Mesdames et messieurs, une fois de plus donc nous nous retrouvons comme chaque année malgré le contexte mondiale de pandémie auquel nous sommes tous confrontés. C’est le lieu de féliciter nos 9 pays et leurs partenaires techniques et financiers pour la résilience, la diligence et la flexibilité dont nous avons tous fait preuve au cours de cette année ardue. En effet nous avions crainte de de voir les financements alloués à la santé reproductive, déjà trop souvent le parent pauvre de nos budgets, de voir les services de santé pour la planification familiale affectés et déstabilisés par cette pandémie qui a bouleverse les systèmes sanitaires à travers le monde. Et même s’il y a eu perturbations, elles ont été amoindries grâce à la vision de nos ministres de la santé, la ténacité et bravoure de nos femmes de la société civile qui n’ont eu cesse d’alarmer sur les conséquences d’un relâchement des efforts quant aux soins et le bien être des femmes et jeunes filles de notre région. Nous avons particulièrement apprécié le partage d’expériences dans la riposte à la pandémie et la continuité des services de planification familiale qui s’est opéré de façon très organique entre nos 9 pays, entre nos 9 directions de la sante mère- enfant, la société civile et les jeunes, toujours bien entendu avec le soutien des partenaires techniques et financiers. Vous en êtes remerciés.
En 9 ans d’existence du Partenariat de Ouagadougou, c’est bien la première fois que cette réunion se tient de façon virtuelle et cela témoigne aussi de notre capacité à faire face aux adversités de toute nature et nous adapter aux changements. Il en a été de même pour les activités de l’UCPO et en sera de même certainement une partie de l’année à venir, aussi optimiste que nous puissions êtres.
Mesdames et messieurs, hier les jeunes du PO se sont retrouvés en prélude à notre réunion. Avec plus de 300 participants, ils ont déroulé un agenda élaboré par eux même et réclamer leur place dans ce mouvement qu’est le Partenariat de Ouagadougou. Ils l’ont réclamé et organisé et nous remercions tous les participants qui ont contribué au succès de cette journée et espérons que leurs préoccupations ont été entendus mais qu’ils ont également pu tirer profit de cette journée et ses enseignements.
C’est le lieu aussi pour moi de rappeler que la tenue exceptionnelle de cette RAPO se fera en 2 temps. D’une part ces 4 journées que nous allons passer ensemble du 14 au 17 Décembre. Dans un second temps, entre Janvier et Mars 2021, de donner l’opportunité aux partenaires de pouvoir faire partie plus intégrante de l’agenda, faire profiter la communauté du PO des résultats, défis et solutions et donc partager leur importante contribution à ce mouvement du PO. Nous ne manquerons pas de communiquer plus amplement dessus le moment opportun.
En dernier lieu, je tiens également à remercier son Excellence le Pr. Moustafa Mijiyawa, Ministre de l’Hygiène Publique et de l’Accès Universel aux Soins du Togo qui, malgré un agenda particulièrement chargé a bien voulu prendre part à l’ouverture de la réunion des bailleurs tenue en Juillet 2020 et donner par la même occasion, l’opportunité d’interagir avec les bailleurs de fonds sur les priorités du Togo en matière de SR/PF notamment après 2020. Merci infiniment Monsieur le Ministre.
Après donc Abidjan en 2016, Conakry en 2017, Dakar en 2018, et Cotonou en 2019, c’est avec plaisir que nous aurions aimé nous retrouve à Lomé pour cette importante échéance pour notre mouvement et célébration de nos réalisations. Contexte sanitaire oblige, et après consultations avec nos représentants pays, société civile et bailleurs, cette réunion virtuelle a néanmoins été coorganisé avec le Togo sous le leadership du Ministre de la sante qui a activé un comité d’organisation afin de faciliter la tenue de cette réunion dans le format actuel. Je voudrais terminer mon propos en réitérant nos sincères remerciements et notre gratitude à la République du Togo et le leadership de son Ministre de la Sante, le Pr Moustafa Mijiyawa d’avoir bien voulu accepter la tenue de notre réunion au Togo et ensuite instruit que nous puissions la coorganiser lorsqu’il s’est agi de la transformer en évènement virtuel. Nos remerciements donc au comité d’organisation du Ministère de la Sante du Togo sous le leadership du Dr Tchandana, le Dr Agossou Directeur de la Sante de la mère et de l’enfant et les partenaires présents au Togo dont UNFPA Togo et l’USAID qui n’ont ménagé aucun effort pour la tenue effective de cette réunion annuelle.
Mesdames et messieurs, l’état actuel du Partenariat de Ouagadougou laisse présager d’excellents hospices pour l’horizon 2030 et nous n’avons aucun doute que de la même manière que notre communauté a su répondre au défi d’atteindre l’objectif de la phase urgence d’agir, de le doubler pour la phase d’accélération, d’atteindre encore une fois cet objectif, nous saurons dans le futur aboutir à surpasser ce nouvel objectif ambitieux mais réalisable de 6.5 millions utilisatrices de méthodes modernes de contraception d’ici 2030.

Je vous remercie de votre aimable attention et souhaite plein succès à nos travaux.





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