Revalorisation des salaires des agents de l’Etat : Le gong du ‘‘hautement social’’ a résonné … Gratitude aux gouvernants

8 décembre 2022

Savoir apprécier un geste et savoir que la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a…Si les fonctionnaires du Bénin ne sont pas dans cette dynamique après la décision de la revalorisation de leurs salaires par les gouvernants, ils auront tout faux. Dans un contexte économique mondial pas très évident, à coup sûr, l’essentiel à retenir est qu’un pas a été franchi en ce qui concerne la justice sociale, le soulagement des peines des agents de l’Etat et par ricochet, des populations. Car, le salaire d’un fonctionnaire ne se résume pas à sa seule personne. C’est au moins une petite famille qu’il y a derrière et donc un peu plus de moyens pour faire face aux besoins.
Sinon, les détracteurs de la revalorisation ont beau gloser, il n’en demeure pas moins qu’il y a 3% sur le point indiciaire et un sursalaire allant de 40 000 à 10 000 F de façon à ce que les petites bourses puissent en bénéficier plus que les grandes. Ainsi, à titre d’exemple, les infirmiers, les instituteurs, les professeurs de CEG et des agents d’autres secteurs clés de la fonction publique auront désormais, de façon mensuelle sur leur salaire, un minimum de 30000 F ou de 40000F pour les petits revenus. D’ailleurs, le Smig est passé de 40 000 à 52 000 F. Cela suppose que des agents de l’Etat auront une augmentation de l’ordre du Smig qui était payé avant la revalorisation. Quand on sait que les caisses de l’Etat ne se résument pas à la seule satisfaction des fonctionnaires, il va sans dire que c’est un effort louable des gouvernants même s’il est vrai que cette revalorisation ne peut complètement combler toutes les attentes.

Penser à la relève, c’est savoir raison garder
D’ailleurs, un tien vaut mieux que deux tu l’auras. De plus, à grand pouvoir d’achat, il est plus que certain que pour des esprits non avertis et pervertis, ce sont des vices qui s’inviteront. Et comme comparaison n’est pas raison, il est important que ceux qui voient le verre à moitié vide plutôt qu’à moitié plein, n’oublient pas que dans des pays comme la Côte d’Ivoire et le Sénégal, le loyer, le transport, les denrées alimentaires n’ont rien à voir avec les prix pratiqués au Bénin. En un mot, avec une revalorisation qui ne se limite pas à la valeur indiciaire de 3% comme certains détracteurs du régime veulent le faire croire, le père Noël est sorti avant le 25 décembre, les mains remplies de cadeaux. Et, le seul mot qui convient à cette attention, c’est tout simplement ‘‘merci’’.
Du moins, l’infirmier, l’instituteur, le professeur de collège penseront ainsi et sauront que la République est en train de réparer le tort qui leur est causé avec des salaires politiques qui n’ont rien à voir avec les leurs. Pourtant, tous partagent les mêmes marchés. Ainsi fait, ce sont des vocations à enseigner, à soigner, à servir les usagers de l’administration et non à se retrouver forcément à des postes politiques qui sont nourries. Avec le sacrifice consenti par tous et l’accroissement des ressources financières de l’Etat qui s’ensuivra, ce sera aussi des emplois au profit des jeunes qui vont se multiplier et permettre à la relève d’être assurée.

Inutile politique politicienne autour de la revalorisation
En somme, l’heure est à la reconnaissance d’un management qui associe à la fois, la construction des infrastructures de développement et la prise en compte du capital humain. Evidemment, il n’y a pas de richesse sans l’homme et un homme heureux et épanoui, c’est l’assurance, d’un rendement à la hauteur des attentes. C’est pourquoi, il est malsain de minimiser cette revalorisation des salaires des agents de l’Etat et pour des raisons de la politique politicienne, de dire le contraire de ce qui est. A César, ce qui est à César…A Talon et à ses collaborateurs, le mérite du travail réfléchi. Certes, le résultat relatif aux mécanismes retenus pour la revalorisation a pris du temps mais, mieux vaut tard que jamais. Ne dit-on pas que la précipitation et le populisme peuvent facilement conduire dans le gouffre ?
Alors, pour le développement du Bénin, il est nécessaire d’éviter les amalgames, de faire de la surenchère et de peindre tout en noir. La politique de ‘‘ôtes-toi que je m’y mette’’ a, depuis fort longtemps, démontré ses limites. Seule la vision prospective sauvera le Bénin. Et puisque nous sommes dans un contexte électoral, il n’est donc aucun doute que sur le terrain, les versions autour de la revalorisation des salaires selon qu’on est proche du pouvoir ou opposant, seront diverses. Mais, il n’empêche que la vérité est là, têtue. La montagne n’a pas accouché d’une souris comme certains le prétendent. Les fruits ont plutôt tenu la promesse des fleurs. Les politiciens peuvent bien penser ce qu’ils veulent, les fonctionnaires eux, ne boudent pas leur plaisir.

Encore de bonnes nouvelles ce jour !
Mieux, le père Noël ne veut pas s’arrêter en si bon chemin. Des indiscrétions font état de ce que d’autres cadeaux de fin d’année seront dévoilés à l’occasion du discours sur l’état de la nation de ce jour. Pour ne trahir aucun secret, à l’occasion, ce sont les policiers et les militaires qui seront à l’honneur. En attendant qu’un coin de voile soit levé sur ce qui leur est réservé, ils peuvent d’ores et déjà, pousser un ouf de soulagement. Qui a dit que le ‘‘hautement social’’ est un leurre ? Même si la satisfaction totale n’existe pas, avec détermination, Talon et son gouvernement mettent les petits plats dans les grands afin que demain soit meilleur qu’aujourd’hui. Généralement, il est constaté que les meilleurs joueurs sont à la touche et seuls ceux qui ne font rien ne se trompent jamais. Tout ceci, pour signifier qu’il est préférable de chérir ce qu’on a que de vivre sur des chimères.





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