Un effectif à la hausse

Moïse DOSSOUMOU 7 septembre 2019

Ils sont passés de 22 à 24. La liste des ministres s’allonge. Petit à petit, en toute discrétion, Patrice Talon a revu à la hausse le nombre des membres du gouvernement. Le dernier gouvernement en date, celui formé tout juste hier a consacré la nomination de 24 ministres contre 22. Ainsi en a décidé le chef de l’Etat qui a voulu étoffer la liste de ses collaborateurs rapprochés. Dans cette perspective, l’ex ministère des sports, du tourisme et de la culture a été scindé en deux. Désormais, on parlera de ministère des sports d’une part, puis du ministère du tourisme, de la culture et des arts d’autre part. Cela permettra donc aux nouveaux titulaires d’hériter de ministères moins lourds donc plus faciles à gérer. Il en est de même de l’ex ministère de l’économie numérique et de la communication. Jusqu’à nouvel ordre, on parlera du ministère de l’économie numérique et de la digitalisation d’une part puis du ministère de la communication et de la poste d’autre part. L’autre avantage principal qui découle de ces scissions, c’est évidemment la formation de plusieurs cabinets ministériels. L’occasion est donc offerte à plus de compétences de s’exprimer contrairement à un passé récent où tout était plus ou moins concentré aux mains d’un personnel réduit.
Le 6 avril 2016, pour son premier gouvernement, Patrice Talon a fait le choix d’une équipe de 21 membres. Le 27 octobre 2017, l’équipe s’est élargit à 23 membres. Le 5 juin 2018, elle a été ramenée à 22 membres. Depuis hier, 5 septembre 2019, 24 ministres composent le gouvernement. A priori, au vu des habitudes du chef de l’Etat, ce sera le dernier gouvernement de ce quinquennat qui tend vers sa fin. Plus que 18 mois et Patrice Talon devra rendre le tablier.

Attanasso, un cador s’en va

Elle faisait partie du cercle des fidèles. Depuis le 6 avril 2016, elle a fait son entrée au gouvernement au poste de ministre en charge de l’enseignement supérieur. Elle a résisté à deux remaniements successifs. A la troisième tentative, elle n’a pas bénéficié de la confiance du chef de l’Etat qui a purement et simplement procédé à son remplacement. Marie-Odile Attanasso, désormais ex ministre de l’enseignement supérieur quitte le gouvernement. Membre influent de l’équipe de campagne du candidat Patrice Talon, elle est tombée en disgrâce trois ans après sa nomination à ce poste. Pourtant, elle a réussi à concrétiser certaines réformes importantes dont l’institution de l’examen national de la licence et du Master qui a suscité bien de remous. Elle part à un moment où la direction générale de l’enseignement supérieur a décidé de fermer 103 universités ou écoles privées. Ce dossier, comme on peut l’imaginer, soulève des vagues.
Contrairement à elle, ses compagnons entrés au même moment au gouvernement qu’elle, demeurent à leurs postes respectifs. Abdoulaye Bio Tchané, Aurélien Agbénonci, Romuald Wadagni, Sacca Lafia, José-Didier Tonato, Alassane Séidou, Adidjatou Mathys, Dona Jean-Claude Houssou et Oswald Homeky continuent de filer le parfait amour avec Patrice Talon. Chose curieuse, Marie-Odile Attanasso s’en va à un moment où un autre cador, Hervé Hehomey, entre temps tombé en disgrâce et éjecté du gouvernement, retrouve le portefeuille ministériel des transports et des travaux publics.





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