Visite de prise de contact : Komi Koutché s’enquiert des conditions de travail des douaniers

Isac A. YAÏ 25 août 2014

Le ministre Komi Koutché s’informe des conditions de travail des douaniers

Aussitôt venu, aussitôt au front. Komi Koutché, nouveau ministre de l’économie, des finances et des programmes de dénationalisation était hier à la Direction générale des douanes et droits indirects. Ainsi, 48 heures après sa prise de fonction, il a voulu s’informer des conditions dans lesquelles travaillent les agents de cette structure importante dans la recette de l’Etat. Honneur militaire, échange avec tous les agents et tête-à-tête avec les responsables des douanes ont marqué cette visite. Pour Paul Lafiia Tabé, Directeur général des douanes, en venant à la direction des douanes pour sa première sortie officielle, le nouveau ministre reconnaît l’importance de cette direction dans la mobilisation des fonds pour les caisses de l’Etat. Ainsi, après avoir présenté l’effectif total des douaniers à l’autorité de tutelle, il lui a fait part des prévisions des recettes des douanes. A l’en croire, les prévisions de cette année s’élèvent à 407 milliards de francs cfa. Au jour d’aujourd’hui, la douane a déjà mobilisé 214 milliards de francs cfa, soit un taux de 54,28%. Pour le Directeur, certaines difficultés entravent la volonté des douaniers de mobiliser les fonds au profit de l’Etat depuis juillet. Ces difficultés sont d’ordre exogène et endogène, mais des mesures ont été prises pour corriger le tir. Il a également proposé au ministre certaines stratégies à définir pour rendre plus performantes les douanes béninoises afin qu’elles aillent plus loin et le plus vite possible. Abondant dans le même sens, Salifou Mamoudou, secrétaire général adjoint du syndicat des douanes, a fait savoir que la douane béninoise est à la croisée des chemins car, les facteurs exogènes et endogènes affectent sa performance alors que sa contribution au budget national augmente d’année en année. Il a donc présenté au ministre des doléances pour que les douaniers soient mieux lotis pour bien travailler. Entre autres, l’équipement en matériels roulants, le paiement à bonne date des primes et indemnités, la sortie à bonne date des affectations… Prenant acte de toutes ces doléances, Komi Koutché a fait comprendre que l’attention assortie de pression accordée aux douaniers est due au fait que notre pays ne dispose pas encore de ressources minières. Donc, sa richesse, c’est sa régie que constituent les douanes. Pour lui, il est question de trouver solutions aux contre-performances relevées afin de prendre un nouveau départ pour une administration douanière mieux outillée et compétente. Ainsi, il faut d’abord minimiser les facteurs endogènes qui affectent énormément les recettes. Il a rassuré de sa disponibilité pour que l’administration douanière puisse tourner à plein régime de sa performance afin d’évoluer dans une démarche de qualité et de respect des textes.





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