Wilfried Léandre Houngbédji à cœur ouvert avec les internautes : « …des dispositions pertinentes sont prises pour assurer une bonne rentrée »

31 août 2021

Le Secrétaire général adjoint, porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji s’est prêté vendredi dernier, à un exercice de questions-réponses virtuel. Au menu, plusieurs sujet ont été débattus. Il s’agit entre autres des enjeux de la rentrée scolaire, de la vaccination contre la Covid-19, de la libération des espaces publics, de la cantine scolaires et autres.

Rentrée scolaire 2021-2022
Outre les primes de rentrée, quelles sont dispositions prises par le gouvernement pour assurer une bonne rentrée, aider les enseignants à faire face à la cherté de la vie ; aider le monde scolaire à faire face aux multiples cas de contamination et de décès liés à la COVID 19.

Je vous remercie comme tous les autres pour les préoccupations émises. Je voudrais dire qu’effectivement, des dispositions pertinentes sont prises pour assurer une bonne rentrée. A ce jour la préparation intellectuelle est achevée. La préparation matérielle et financière est en cours et en très bonne voie. C’est dans ce volet qu’on peut mettre ce que vous-même appelez la gestion des primes de la rentrée. S’agissant de ces primes, autant que des subventions de fonctionnement des établissements, en principe, à partir du 13 septembre, elles seront mises en place. Les mouvements du personnel enseignant sont en cours, en ce qui concerne les mutations des directeurs d’école, le travail a été fait déjà, le Conseil National de l’Education a fait ses observations et actuellement les ministères sont en train d’en tenir compte. En dehors de ces aspects-là, le niveau de la Covid ? Oui, en ce qui concerne la Covid, les mesures que le gouvernement prend sont de nature à impacter l’ensemble de nos concitoyens. Il n’a pas été fait de mesures spécifiques aux enseignants mais nous veillons à ce que tout ce qui est fait profite à l’ensemble de nos compatriotes, parce qu’il s’agit bien de protéger les populations béninoises et déjà je voudrais ici dire que le mot d’ordre du gouvernement, c’est de nous faire tous vacciner. Il y a des préoccupations qui s’y rapportent, on pourra y revenir.

Je voudrais que vous abordiez les perspectives du gouvernement dans la mise en œuvre du projet de cantines scolaires. A quand pouvons-nous espérer une couverture totale ?
Pour les cantines scolaires, nous avons atteint dès 2018, le taux de 51% de couverture alors que cette projection était prévue pour la fin du quinquennat 2016-2021. Aujourd’hui, nous travaillons à la généralisation. Dans le programme de campagne du Président Patrice Talon, à l’occasion de la présidentielle du 11 avril, il a été annoncé les 100% de couverture d’ici 2026. Dans l’immédiat, les mesures ont été prises pour que dès le premier jour de la rentrée prochaine, c’est-à-dire le 20 septembre 2021, les cantines soient ouvertes. C’est pour cela que depuis le 14 août, l’acheminement des vivres vers les écoles a commencé. A ce niveau, je répète que l’objectif est de faire les 100% de taux de couverture d’ici la fin du quinquennat 2021-2026. Mais à terme, nous allons œuvrer et parce que les réflexions sont en cours, à atteindre au moins 75% de nos écoles bénéficiaires de ces cantines.

Quel sort est réservé aux aspirants non déployés alors qu’il y a encore un texte qui se prépare ? Le site mis à la disposition des aspirants pour confirmer leur disponibilité est inaccessible alors que la date limite est pour vendredi 27 aout 2021. Peut-il y avoir prorogation de date afin de permettre à tous les désireux de confirmer leur disponibilité ?”
S’il y a des aspirants non déployés et ils sont dans la base de données, c’est probablement parce que les matières dans lesquelles ils ont été évalués, ne nécessitent pas actuellement de nouveaux déploiements. C’est-à-dire qu’il y a de la disponibilité au-delà des besoins. Donc c’est probablement pourquoi ils n’ont pas été déployés et les tests qui vont être organisés concernent essentiellement les matières dans lesquelles il y a encore des places à pourvoir. Il y a des déficits, il faut pouvoir mettre à la disposition de nos enfants dès la rentrée qui vient, les enseignants nécessaires et c’est pour cela que les tests d’évaluation ou de recrutement de nouveaux aspirants vont se faire.
En ce qui concerne le site qui a été mis à disposition, la situation que vous décrivez est connue. S’agissant de la date limite pour renseigner sur ce site, le 27 août, la situation est connue, le ministère est à pied d’œuvre et je puis vous dire qu’il est prévu une prorogation. Donc vous n’avez pas de souci à vous faire.

Celui qui est réellement inscrit dans la base de données (avec moyenne) et qui a donné sa disponibilité (bien enregistré) constate que son nom ne figure plus sur le site de confirmation de disponibilité. Qu’est-ce que cela peut signifier ? Je suis dans le cas. J’ai obtenu une moyenne de 13/20
C’est fort probablement un souci informatique mais vous pouvez retourner sur le site pour voir si le nom n’apparait pas à nouveau. Mais il faut savoir qu’en fonction de la disponibilité du site, en fonction du nombre de personnes qui y va à la fois, il peut y avoir un engorgement du site qui ferait que tel ou tel aspect du site ne soit pas visible ou disponible. Mais si ce n’est pas votre cas, votre préoccupation peut être remontée aux autorités compétentes pour être corrigée.

Par rapport à cette rentrée scolaire apaisée 2021-2022 que nous prônons tous, que pense votre Gouvernement des actes de reclassement en B des collègues des enseignements maternel et primaire ?
C’est une préoccupation légitime. Il faut savoir que cela relève de la gestion administrative de la carrière des agents. Et à cet effet, il faut également savoir que trois ministères sont impliqués. Ce que je peux vous dire aujourd’hui, il y a le ministère de l’enseignement maternel et primaire, celui des finances et celui de la fonction publique. Actuellement, il y a des dossiers qui font l’objet d’études. Donc si vous êtes dans ce lot, c’est tant mieux mais soyez rassurés que les ministères impliqués avec diverses fortunes, sont à pied d’œuvre pour l’aboutissement de ce dossier.

Au lieu de se contenter de forcer les nouveaux bacheliers à opérer un choix de filière en se basant exclusivement sur leurs notes (connaissance livresque lorsqu’on sait que la majorité des élèves étudient et bûchent parfois les cours pour des notes), pourquoi le Gouvernement Béninois, ne met pas en place un dispositif adéquat (par exemple doter chaque lycée et collège d’un Centre d’Information et d’Orientation) pour accompagner à travers un processus de réflexion, faisant appel à des interventions éducatives et psychologiques, de la part des élèves sur leur cheminement en lien avec leurs rêves, leurs traits de personnalité, leurs Intérêts, leurs aptitudes, leurs valeurs et les possibilités offertes par le système scolaire et le marché du travail ?
Vos réflexions sont très pertinentes. C’est vrai qu’à ce jour, ce n’est pas le sens que le gouvernement a donné à l’orientation puisqu’on parle de nouveau bachelier. Mais vous avez fait des réflexions très pertinentes qui feront l’attention et dans les prochaines années, ce pourrait être une piste d’action pour le Bénin.

Au sujet de l’orientation et du classement des nouveaux bacheliers, la plateforme de recueil des choix de filières dans les universités publiques du Bénin, apresmonbac.bj, ouverte du lundi 23 août 2021 au dimanche 05 septembre 2021 ne prend en compte que les bacheliers des séries A1, A2, B, C, D, E, EA, F1, F2, F3, F4, G1, G2, et G3.
Je vous prie de nous informer sur la conduite à tenir par les titulaires du Diplôme de Technicien (DT) des lycées en vue de leur inscription à l’université. Avez-vous prévu une autre procédure pour eux ?
Vous n’avez pas été pris en compte dans la base. Là c’est vrai. Ce qui se passe, vous n’avez pas les mêmes calendriers que les autres filières classiques. Et désormais, il a été prévu au niveau du ministère de réserver un quota de bourses aux gens comme vous titulaires du diplôme de technicien. Et pour ce faire, les dossiers vont passer par la direction générale de l’enseignement supérieur qui va rendre disponible votre liste le moment venu et ainsi on mettra fin à la pénalisation dont vous étiez l’objet. Cela va faire que désormais, vos dossiers seront traités spécifiquement afin que ceux qui pourront avoir une bourse puissent l’avoir et les autres sauront comment se déployer pour assurer leur inscription en vue de poursuivre leurs études dans le supérieur.

Qu’est ce qui explique le retard que nous observons dans le paiement des allocations de l’année académique 2020-2021 ?
Le retard observé dans le paiement des allocations de l’année académique 2020-2021, est dû au retard observé dans les inscriptions mais aussi et surtout au retard observé dans la transmission par les différentes entités des PV des examens de passage en année supérieure. Tant que ces PV ne sont pas disponibles, il est compliqué pour la direction dédiée de faire son travail et de rendre disponibles les listes des bénéficiaires. Au moment où l’on parle, il faut savoir que l’année académique 2019-2020 par exemple, il y a encore 13 établissements qui n’ont pas encore transmis leur PV. Donc ce qui explique probablement le retard que vous avez observé.

Compte tenu de la recrudescence des cas de covid-19, est-ce que les étudiants des universités auront l’obligation de se faire vacciner pour pouvoir assister aux cours ? Le cas échéant, qu’en sera-t-il des étudiants non majeurs ?
C’est bien déjà de retenir que la démarche du gouvernement actuellement en dehors de la promotion des gestes barrières, c’est d’encourager tous les Béninois, tous les résidents sur notre territoire à se faire vacciner. Evidemment, on n’a pas encore rendu obligatoire la vaccination mais c’est une nécessité de le faire et tous les étudiants majeurs comme tous les Béninois de 18 ans et plus, devraient se faire vacciner. Après, cela n’exclut pas l’observance des mesures barrières. Et vous avez des étudiants, camarades mineurs, pour le moment, ils ne sont pas obligés de se faire vacciner mais tout au moins, ils sont soumis aux gestes barrières pour la protection contre les formes graves.

Jusqu’à quand un gouvernement béninois aura le courage de régulariser la scolarité dans les écoles privées au Bénin ? Chaque fondé d’école privée sera-t-il toujours libre de forcer un ancien parent d’élève à renouveler financièrement l’inscription de ses enfants dans la même école alors que ces derniers n’ont jamais choisi de changer d’école et aussi que ces frais sont d’une exagération notoire ? Sera-t-il toujours libre d’augmenter les frais de scolarité en accord avec son association de parents d’élèves devenue désormais complice de ce que j’ai envie de nommer escroquerie visible ?
Le devoir du gouvernement, d’abord, c’est de rendre disponible et efficace l’école publique pour tout le monde. C’est la première grosse responsabilité du gouvernement. Et ce qu’on peut observer dans notre pays depuis quelques années maintenant, c’est que les efforts du gouvernement ont concouru à rendre davantage fonctionnelle l’école publique béninoise. Les enfants sont mieux pris en charge, les enseignants dévoués à leur travail et cela est à saluer. Mais après, on sait tous que le public ne pourra jamais entièrement absorber la cohorte des apprenants. Donc de fait, des enfants du Bénin iront dans les écoles privées. En ce moment et à ce niveau, il n’y a pas d’encadrement qui ait été mis en place par l’Etat ou par le gouvernement actuel. Vous dénoncez une situation qui varie d’une école à une autre. Donc après vous avez le choix, celle qui vous oblige à des choses que vous ne voulez pas ou que vous ne supportez pas, vous n’êtes pas tenus d’aller vers elle. Je ne sais pas exactement où vous vivez et combien d’écoles privées il y a exactement dans la localité, je suis convaincu que vous avez le choix. Si vous avez le sentiment qu’une école vous en demande trop, et que vous pouvez aller ailleurs, vous êtes libre. Les associations de parents d’élèves que vous avez évoquées, parce qu’elles représentent les intérêts des parents d’élèves et de leurs enfants auprès de l’administration, ont le devoir de mener des discussions qu’il faut. Malheureusement, vous pensez que la plupart de ces associations seraient devenues les complices de ces écoles privées. Je n’ose pas le croire. Je pense qu’elles joueront leur rôle. Si vous êtes parents d’élèves, impliquez-vous davantage dans le travail des associations des parents d’élèves, impliquez-vous auprès de l’administration, faites valoir vos réflexions et peut-être qu’elles contribueront à changer les choses.

Quelle est votre appréciation sur l’organisation des cours de vacances qui, selon plusieurs témoignages épuisent les apprenants à la reprise du fait du réaménagement du calendrier scolaire ? Le gouvernement a-t-il une position face ces activités extra-scolaires ?
Personne n’a obligé un élève à y aller. Personne n’oblige un parent à inscrire son enfant. S’il y a des gens qui pensent que ces cours sont de nature à donner un plus à leurs enfants, à les préparer à mieux aborder l’année scolaire à venir, à renforcer leurs capacités, libre à eux de les y inscrire. S’il y en a qui pensent par contre que ces cours leur nuisent, ils sont également libres de ne pas envoyer leurs enfants à ces cours là mais à l’heure où nous parlons, il n’y a aucune réglementation qui interdit l’organisation des cours de vacances.
Et puis les questions sur les heures supplémentaires des enseignants qui n’auraient pas toujours été payés. Je veux dire à nos amis aspirants qu’effectivement au titre de l’année 2019-2020, pour pouvoir prendre en charge toutes les matières, là où il y avait déficit d’enseignants, il a été demandé à certains d’effectuer des heures supplémentaires. Cela a été fait. Et au titre du premier trimestre, ces heures supplémentaires, ont été systématiquement payées. Mais il s’est observé par la suite un écart très important entre le point fait par les chefs d’établissement et celui fait au titre du premier trimestre. On s’est interrogé sur un tel écart. Le ministère de l’économie et des finances a fait diligence et il s’est dégagé que l’écart observé sur un échantillon de 17% des établissements concernés, on a pu noter des hausses d’environ de 10 millions de FCFA par rapport aux chiffres révélés par l’audit. Et compte tenu de ces observations, le ministère a donc décidé de généraliser l’audit pour avoir une idée précise de ce qu’il y a à payer. Cette évaluation est en cours par les structures du ministère de l’enseignement secondaire. Donc à termes, les heures supplémentaires effectivement exécutées, seront payées. Je voudrais donc rassurer nos amis aspirants pour leur dire que c’est ce qui explique ce retard qu’ils observent. Cela traduit une fois de plus, que le combat pour la bonne gouvernance, doit rester permanent donc jamais définitivement acquis. Ce qu’on a vu là, traduit si l’on abuse, une certaine tendance à se jouer de l’Etat. Une certaine tendance à abuser des ressources publiques. Et le travail que fait le gouvernement depuis 2016, c’est de veiller à ce que les ressources publiques soient bien gérées et que l’argent de l’Etat aille aux causes auxquelles il est destiné. Voilà donc ce qui explique cette situation.

Recrudescence de la Covid-19
Face à l’augmentation des cas de Covid, n’est-il pas bon d’introduire le Pass sanitaire comme la France, pour éviter le pire ?
A ce jour, nous avons mis l’accent sur la forte sensibilisation au respect des gestes barrières mais aussi désormais à la vaccination. Il faut noter qu’à fin juillet, avant d’aller en congés, le gouvernement a indiqué que les grands regroupements doivent être à terme subordonnés à la présentation de la carte de vaccination, donc un pass sanitaire. Et nous avons invité les organisateurs de ces activités qui rassemblent du monde, à sensibiliser leur cible afin qu’elles se fassent vacciner. Et vous avez vu qu’il y a une évolution. Depuis quelques jours vous avez vu que quatre ministères ont signé un communiqué pour annoncer l’interdiction des manifestations culturelles et festives. Tout cela rentre dans la logique du gouvernement d’aller étape par étape et si demain sur la base de l’avis que les autorités sanitaires et scientifiques nous donnent, il s’avère nécessaire d’imposer la vaccination, donc d’imposer le pass sanitaire, le gouvernement après analyse fera les choix en conséquence pour renforcer la protection de nos concitoyens face à cette pandémie. Et parlant des moyens de sensibilisation, vous avez noté que depuis un an et demi maintenant, toutes les télévisions béninoises, toutes les radios de notre pays, même les journaux sont associés à la sensibilisation pour faire en sorte que nos compatriotes n’échappent pas aux messages invitant au respect des gestes barrières et à se faire vacciner. Chacun de nous dans son milieu de vie professionnelle, familiale, associative, … ou privée devrait se faire l’agent sensibilisateur pour amener son prochain, ceux qui doutent, ceux qui parfois même succombent aux sirènes complotistes des réseaux sociaux, les sensibiliser à se faire vacciner, pour se protéger eux-mêmes, protéger leur environnement et permettre que les enfants du Bénin disposent de toutes leurs capacités pour se consacrer aux œuvres de développement.

Nous avons remarqué que davantage de personnes se font vacciner. Le Bénin a-t-il suffisamment de doses de vaccins pour couvrir la demande ?
L’objectif du gouvernement, c’est de faire en sorte que progressivement tous les béninois se fassent vacciner. Dans cette perspective, les actions ont commencé à l’être, nous commandons du vaccin, nous en recevons aussi. Les vaccins ont une certaine durée de vie, il va sans dire que pour 11 millions de personnes, on ne peut pas commander 11 millions de vaccin d’un seul coup parce que le rythme de vaccination peut faire à terme que vous avez des doses de vaccination expirées. Sécurité sanitaire oblige, on ne peut administrer des vaccins périmés à la population. Donc, on les commande par lots. Nous avons reçu récemment plus 300 mille doses de vaccin Johnson et Johnson, avant cela nous avons eu les vaccins Astra Zeneca et chinois. Nous avons d’autres commandes et nous avons aussi d’autres annonces. Donc quand cette dose va être épuisée, nous espérons avoir reçu déjà entre temps, une prochaine commande ou une prochaine livraison pour prendre en charge au fur et à mesure les gens qui vont arriver et donc nous ne nous interrogeons par sur la capacité du pays à couvrir les demandes. Nous faisons tout pour que tous nos compatriotes qui veulent bien répondre à l’appel du gouvernement de se faire vacciner disposent du vaccin et soient protégés.

Pourquoi le président et les membres de son gouvernement se vaccinent-ils en catimini ou ne se sont pas vaccinés ? Les directeurs de société et autres maires et préfets ne se sont pas fait vacciner ou se vaccinent en clandestin. Et pourquoi le gouvernement veut il obliger les travailleurs à se faire vacciner au risque de se voir licenciés. La constitution béninoise donne-t-elle le droit au gouvernement de se comporter ainsi ?
Le Président de la République et les autres officiels ne se font pas vacciner en catimini. Tout au moins, vous avez suivi, le Chef de l’Etat a été vacciné en public et les vidéos ont circulé partout. Il en est de même pour les ministres de la santé et des affaires sociales. Après nous n’irons pas mettre la caméra sur chaque autorité qui va se faire vacciner. Le Chef de l’Etat lui-même a donné l’exemple. C’est pour vous dire que nous devons faire foi aux vaccins qui sont amenés dans notre pays parce que la responsabilité du gouvernement est de veiller à ce que les produits de qualité arrivent. Si le Chef de l’Etat l’a fait, si les membres du gouvernement l’ont fait, si des préfets, maires et autres l’ont fait, vous pouvez faire confiance. Si vous n’avez pas été vacciné, allez-vous faire vacciner, sensibiliser autour de vous et notez bien encore une fois que les personnes que vous avez évoquées ne se sont pas cachées pour se faire vacciner.
En ce qui concerne les mesures d’accompagnement pour les catégories socioprofessionnelles, déjà nous (le gouvernement du Bénin) avons mené dans un premier temps une action à l’endroit à l’endroit des entreprises béninoises, les artisans à résister aux effets néfastes de la Covid-19, je puis vous dire qu’à l’heure où l’on parle, il y a une nouvelle saison d’appui à la riposte contre la Covid qui se prépare. La campagne de communication est sur le point de commencer. Cet appui concerne bien les entreprises formelles que celles informelles, les petites et moyennes entreprises ; et donc si vous êtes un artisan qui est dans l’informel, vous pouvez vous inscrire, si vous êtes une entreprise qui utilise entre 0 et 9 personnes : petite entreprise, si vous employez entre 10 et 49 personnes : moyenne entreprise, vous êtes éligibles à cette nouvelle campagne de soutien aux entreprises pour aider à résister aux effets pervers de la Covid-19. C’est vous dire que le gouvernement n’est pas insensible aux difficultés des uns et des autres. Après s’il y a des actions particulières à engager, les réflexions sont en cours, les décisions seront prises et en temps opportun, les bénéficiaires seront informés. Dans tous les cas, ce que nous faisons pour le moment et vous l’avez noté, c’est d’impacter la grande majorité de nos populations grâce aux actions mises en œuvre et parfois au cœur de ces actions, il y a des mesures spécifiques comme cela a été par le passé. Et si dans l’avenir, cela doit se répéter, cela se répètera parce que nous sommes convaincus que ce faisant, nous aurions amélioré vos capacités à résister aux effets de la pandémie.

Libération des domaines publics
Je voudrais savoir pourquoi le gouvernement ne peut pas instruire tous les Maires afin que la libération des espaces publics soit effective dans toutes les Communes
Votre question suggère que vous avez bien compris l’enjeu. L’enjeu, c’est faire en sorte que les espaces publiques soient pour permettre aux piétons de passer, pour permettre à la ville de respirer, pour permettre à la ville de bien se présenter. C’est donc un défi qui concerne tout le monde et tous les maires, toutes nos communes doivent se sentir concernés par ce débat. Il ne s’agit donc pas de se limiter aux villes où cela se passe actuellement, ce que le gouvernement apprécie favorablement. Il faut donc que les autres aussi s’en inspirent afin que dans les prochaines années, notre pays présente davantage l’image d’un pays propre, d’un pays organisé.

L’Etat avait-il donné des avertissements aux occupants du domaine public ?
D’abord par principe, vous avez bien dit domaine public ! c’est un domaine qui appartient à tout le monde. Comment comprendriez-vous que ce qui appartient à tous, quelques-uns seulement s’en accaparent ? je suis sûr que vous ne seriez pas d’accord. C’est la raison pour laquelle cette préoccupation trouve son fondement dans votre perspective à vous qu’on aurait dû pendant des années sensibiliser, avertir… Cela n’a pas manqué d’être fait. Qu’il vous souvienne que la première phase de libération de domaines publics illégalement occupés, dans la perspective de la mise en œuvre du projet asphaltage a fait l’objet de sept mois de sensibilisation au cours desquels des spots passaient à la télévision comme à la radio pour parler à nos compatriotes. Dans cette action encore, j’ai pu noter que les maires ont organisé des descentes sur le terrain avec les préfets et commissaires centraux ou d’arrondissement pour aller directement parler à nos populations, leur expliquer que les trottoirs, les voies publiques ne doivent pas être pris d’assaut aux fins de commerces, aux fins d’activités privées. J’ai noté que dans la foulée, de nombreux compatriotes ont compris et ont libéré les voies. Il reste cependant que d’autres ne comprennent pas la démarche et s’entêtent. Je crois que c’est à l’égard de cela que l’action des mairies est en train de s’exercer. Dans tous les cas, cela fera l’objet de sensibilisation permanente parce qu’il faut être convaincu si l’action ne dure pas ou ne se répète pas, les vieilles habitudes peuvent revenir. Et donc la sensibilisation ou l’avertissement va se poursuivre sur les mois et années à venir.

Qu’en est-il de la libération à la plage de la route des pêches ? Le gouvernement a-t-il fait marche arrière sur le sujet ?
Le gouvernement n’a pas fait marche arrière sur le sujet. Le Président de la République était descendu sur le terrain, a discuté directement avec les acteurs et a demandé au comité en charge de surseoir au déguerpissement, le temps de faire certains réaménagements. A ce jour, je peux vous dire que l’action est prévue mais les actions préalables sont en cours. Actuellement le domaine identifié, pour accueillir les pêcheurs qui vont devoir quitter la berge est en cours d’aménagement, de recasement et ces pêcheurs sont identifiés. Ils vont recevoir une indemnité pour se déplacer, aller vers ce village et après cela l’opération pourra se mener.
A Xwlacodji, il s’agit surtout du vieux village de Xwlacodji qui depuis plus de 10 ans, est prévu pour être dégagé et les habitants le savent. Ce qui a changé aujourd’hui, c’est que le gouvernement a pris langue avec les habitants et des discussions ont eu lieu pour identifier clairement qui sont les personnes concernées, un site de relogement a été identifié, en cours de recasement et les 357 ménages qui ont été identifiés pour bénéficier de la mesure sont entièrement d’accord pour y participer. Cela a été très participatif parce que ce sont des gens qui habitent là depuis des années et qui ont des titres. Les débats ont été menés, le Chef de l’Etat a demandé que les choses se fassent de cette façon-là. Donc toutes ces personnes recevront des indemnités pour se déplacer, libérer l’espace qui sera par la suite dans le plan d’ennoblissement de cette zone et de modernisation de notre pays. Ces personnes bénéficieront de parcelles correspondant à ce qu’elles avaient sur le site et en même temps de ressources pour s’installer ailleurs.

Pourquoi la libération des espaces publics affecte nous qui faisons la vente périodique des fournitures scolaires alors que c’est juste pour un temps donné ?
Déjà, est-ce que vous devez vendre sur la route ? ou encore dans le domaine public ? Il peut y avoir des sites dédiés, organisés par des communes pour accueillir le temps d’une rentrée scolaire ce type d’activité. Si vous êtes dans une commune où il n’existe pas un tel site, faites une délégation et proposer l’idée aux autorités compétentes. Ce sera une action citoyenne surtout que vous allez payer des taxes pour les sites occupés.
Pour les occupations des espaces publics par les femmes pour leur petit commerce, je suis sûr que si vous avez une maison, vous n’allez pas accepter que les commerçantes du quartier viennent occuper votre cours sans votre permission pour tenir leur commerce. Comment vous verrez cela ? Si vous n’êtes pas d’accord l’Etat ne peut non plus. On ne peut donc accepter que n’importe qui se lève et occupe l’espace qui appartient à tout le monde de façon irrégulière. Voilà pourquoi l’action se mène et notre rôle, votre rôle de citoyens, c’est de sensibiliser vos compatriotes pour qu’ils comprennent que bâtir un Etat moderne, nécessite que l’on s’adapte aux exigences de la modernité. Les maisons qui sont en bordures des voies, il est loisible à leurs propriétaires d’aménager des boutiques et de les louer. Nos frères, nos sœurs commerçants qui ont raison de chercher pitance peuvent s’organiser et co-louer des boutiques, s’organiser et se relayer dans les boutiques. Cela nous apprend à cultiver le vivre ensemble. Mais dans tous les cas, il ne peut être admis que le domaine public soit pris d’assaut par des commerçants qui s’installent où ils veulent et empêchent les piétons de passer ou de recoloniser les trottoirs. Je crois que nos communes ont compris et s’investissent dans ce combat.

Je fais partie de ceux qui sont affectés par le domaine de l’aéroport de Glo Djigbé. Jusqu’à l’instant ou je vous écris je n’ai reçu aucun dédommagement ni des deux parcelles ni du bâtiment alors que j’ai fourni toutes les pièces demandées. J’ai même saisi par écrit le Directeur général de l’ANDF sans suite. Aidez-moi s’il vous plait, je sais que vous pouvez le faire.
Cordialement
Ici il faut noter que le processus est en cours parce que c’est par vague que cela se fait. Si vous avez effectivement tous les dossiers, je suis convaincu que votre dossier est en étude et sera satisfait très prochainement.

Ma question va à l’endroit de la souffrance actuellement des populations des 2KP en matière d’infrastructures routières. Que le gouvernement se décide pour le lancement des travaux de bitumage de la route du coton, le financement étant bouclé depuis des années antérieures, a dit le gouvernement. Les opposants disent que Talon fera 10 ans sans aucun coup de pioche sur cet axe, ce que nous ne voulons pas entendre. Si l’éléphant maigri c’est la honte de la forêt a dit un proverbe Bariba.
La bonne nouvelle ici est que toute la phase théorique est achevée. Les entreprises sont connues. Si ce n’est pas les pluies, vous aurez le bonheur de constater que les travaux sont lancés déjà. Mais je peux vous confirmer que d’ici octobre 2021, les travaux seront lancés et la route du coton va devenir une réalité. Il en est de même pour les routes Boroboué-Kandi-Malanville. Soyez rassuré, considérez que c’est acquis.

Le gouvernement béninois était en congé depuis le 02 Août 2021. Les nouveaux agents de santé recrutés et mis à la disposition du ministère de la santé s’inquiètent par rapport à la date de prise de service. Avez-vous une idée claire sur quand ils pourront prendre service ?
Cela relève de formalités administratives. C’est déjà heureux que vous ayez réussi à tirer votre épingle du jeu. Tout rentrera bientôt dans l’ordre. Je suis heureux aussi que contrairement, il y a quelques années vous n’avez pas besoin de courir de ministère en ministère avant de réussir et c’est à votre honneur et à votre avantage. C’est cela aussi le sens des efforts du gouvernement Talon, donner la même chance à tous les béninois, faire en sorte que les plus méritants réussissent au concours. Je vous en félicite et vous prie de rester patient. Dans tous les cas vous aurez vos arrêtés de prise de service dans les meilleurs délais.

Que pense le gouvernement des bilans du 1 an de fonctionnement du FNDA ? Moins de 60 promoteurs agricoles financés sur près de 600.000 promoteurs agricoles. C’est vrai que le gouvernement fait un grand effort, mais voyez vous-même le pourcentage… Quelles sont les mesures pour qu’avant la fin de ce second quinquennat, une majorité de promoteurs agricoles trouvent satisfaction ?
Vous sortez des statistiques qui ne sont pas à priori intéressantes. Mais considérez si vos chiffres sont bien vrais, alors ce n’est qu’un début. La perspective, c’est que le FNDA soit davantage au service des promoteurs agricoles et davantage de ressources soient mises à la disposition de ces promoteurs. Donc sur les prochaines années, il y aura de plus en plus d’entreprises qui bénéficient des prestations du FNDA pour les aider à se développer.





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