12 mois après l’apparition de la Covid-19 sur son sol : Le Bénin résiste mais peut faire mieux Bergedor HADJIHOU

18 mars 2021

90 décès au Bénin liés à la covid-19. Nous sommes bien loin de la barre des 2000 morts franchis par le Nigéria ou des 51 000 morts de l’Afrique du Sud. Malgré les secousses, le Bénin tient bon la rampe. Un an après la découverte du virus dans le pays, il reste toujours modestement touché par la maladie en termes de cas recensés par rapport aux autres pays. 6818 cas confirmés. Et si ce n’est pas le relâchement observé ces derniers mois, on serait peut-être en train de rivaliser avec les pays qui n’ont pas encore franchi la barre des 3000 cas confirmés. Avec une politique centrée sur les gestes barrières et le dépistage, le Bénin pouvait donc mieux faire quant à la réponse à la crise sanitaire. Même si aucun système politique ne sort vainqueur en termes de gestion de la pandémie, l’Institut Lowy de Sydney en évaluant cette année les pays sur la base de plusieurs critères dont les dispositifs de dépistage et les mesures restrictives, a cité le Togo voisin aux côtés du Rwanda et de la Tunisie comme des pays modèles en matière de rapidité dans la réaction. Ce qui revient à dire que le Bénin a encore des efforts à faire. Mais l’option du gouvernement s’inscrit dans une politique de gouvernance publique qui fait petit-à-petit ses preuves au Bénin. Le régime en place préfère toujours mûrir chaque action, prendre le temps de mettre en place une politique cohérente et agile au lieu par exemple d’une fermeture tous azimut des frontières préjudiciable à l’économie locale. C’est la même approche qui le guide dans la campagne de vaccination annoncée.

Attitude prudente et mesurée face aux vaccins
« Dès que le gouvernement aura la certitude que le vaccin AstraZeneca peut effectivement protéger les Béninois dans les meilleures conditions sanitaires, la campagne de vaccination va démarrer », a confié Thierry Lawali, directeur du centre d’urgence des opérations de santé publique à la presse. Une fois encore le gouvernement fait l’option de la lenteur et de la patience mais dans la responsabilité. Il faut dire que nonobstant les risques avancés dans les médias internationaux par rapport au vaccin AstraZeneca, certains pays africains ont préféré poursuivre leur campagne de vaccination minimisant les cas d’effets secondaires mortels. Le renforcement du système sanitaire est la réponse qu’entend apporter pour le moment le gouvernement à la poussée épidémique de ces dernières semaines. Les 144 000 doses d’AstraZeneca devront attendre dans les flacons jusqu’à la dissipation du dernier doute sur l’innocuité des effets secondaires du vaccin.





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