31è édition de la journée de l’enfant africain : Plaidoyer des enfants à l’endroit du préfet des Collines

17 juin 2021

Evènement commémoratif du massacre, du mercredi 16 juin 1976 à Soweto en Afrique du sud, la 31è édition de la journée de l’enfant africain a été célébrée ce mercredi 16 juin 2021 à l’hôtel ’’ la rive des Collines’’ dans la commune de Glazoué, dans le département des Collines. Commémorée par les Organisations de la Société Civile engagées dans la protection des enfants dans les Collines, cette célébration a été placée sous la houlette du préfet du département des Collines, Saliou Odoubou. A l’occasion de cette célébration, la porte- parole des enfants a formulé une série de plaidoyers à l’endroit du préfet de la localité et des autorités au plus haut niveau pour l’achèvement du centre d’accueil et de protection de l’enfant à Glazoué.

Les Organisations de la Société Civile engagées dans la protection des enfants dans le département des Collines ont commémoré hier dans la commune de Glazoué la 31è édition de la journée de l’enfant africain. A cette occasion, plusieurs enfants venus de divers centres de protection de l’enfance étaient mobilisés. « 30 ans après l’adoption de la charte : accélérons la mise en œuvre de l’agenda 2040 pour une Afrique digne des enfants ». Tel est le thème retenu par l’union Africaine pour cette 31è édition. Les vulnérabilités touchant les enfants sont encore criantes au Bénin. La porte –parole des enfants, Elisabeth Gbadja, élève en classe de 1ère vivant au village d’enfants SOS Dassa-Zoumé a tiré la sonnette d’alarme, hier mercredi 16 juin 2021 lors de la célébration de cette journée de l’enfant africain. Le tableau peint par Elisabeth Gbadja, retrace des infractions au Code de l’enfant au Bénin. Elle évoque, la difficulté réelle de l’application intégrale du Code de l’enfant qui reste cependant, l’avancée majeure réalisée par le Bénin depuis sa ratification de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant le 17 avril 1997 ; l‘abandon par leurs parents d’un nombre de plus en plus élevé d’enfants qui errent dans les rues, sous les ponts et dans les marchés, le long des étalages, sans que personne ne puisse prendre soin d’eux ; le décrochage scolaire de plus en plus massif des enfants en raison de la quasi inexistence d’un système de protection des enfants les plus vulnérables mis en place par l’Etat ; l’inexistence d’un système formel de prise en charge des enfants ciblés par l’article 133 du Code de l’enfant c’est-à-dire les orphelins et enfants abandonnés ou sans référence parentale, pour ne citer que ces difficultés-là. Pour le préfet des Collines, la journée de l’enfant africain est une occasion pour faire le point des progrès accomplis et des défis existants pour assurer la pleine réalisation des droits de l’enfant au Bénin et en Afrique. Selon lui il va sans dire que le thème de la 31è édition de la journée de l’enfant africain prend un cachet spécial à la lumière des engagements pris par le Bénin en ratissant le 17 avril 1997 la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant. Tous les intervenants à cette manifestation ont reconnu que les enfants doivent être placés au centre des débats et les Etats ont l’obligation de veiller à leur prise en charge en vue d’atteindre un développement durable.

Le préfet des collines attentif
Le plaidoyer de la porte-parole des enfants a attiré l’attention de toute l’assistance sur la situation qui prévaut sur le domaine qui doit abriter le centre d’accueil et de protection de l’enfant (CAPE). A l’en croire, bien qu’il soit prévu par la loi, aucun CAPE public n’est encore rendu opérationnel par l’Etat dans le département des Collines. En effet, depuis 2014 que le centre d’accueil des enfants en difficultés dans les Collines est annoncé pour être érigé à Glazoué, après quelques travaux, les bâtiments ou ce qui en tient lieu sont aujourd’hui à l’abandon. Le site n’abrite que les reptiles et autres bestiaux. Aucun dortoir n’y est construit. Son état et la qualité des travaux réalisés n’honorent pas les enfants pas plus qu’ils n’honorent le gouvernement de notre pays et son chef, le Président Patrice Athanase Guillaume Talon. Face à ce constat, les enfants par leur porte-parole prient les autorités de prendre toutes les dispositions en leur capacité, pour achever, équiper et rendre fonctionnels les CAPE dans chaque département pour le bien-être et l’épanouissement des enfants les plus vulnérables comme le prescrit le Code de l’enfant.





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