Actes inhumains déplorés dans une confrérie au Bénin : Ultime occasion de nettoyer l’écurie d’Augias

Angelo DOSSOUMOU 21 juillet 2021

Plus question d’avoir une république dans une République ! Cette réaction, beaucoup d’internautes l’ont eu après avoir visionné la vidéo d’un jeune homme bastonné dans une confrérie, celle des Ogboni qui circule depuis le vendredi dernier. Pour faire court, la scène de bastonnade d’un collaborateur de la confrérie en question est tout simplement une sauvagerie qui n’a rien à envier aux sévices infligés par les esclavagistes à nos aïeuls. D’ailleurs, cette triste actualité mettant en cause des sectes, confrérie et religion n’est pas une première au Bénin. Sans vouloir remuer le couteau dans la plaie, à plusieurs occasions, des personnalités religieuses se sont négativement illustrées. Et là, il ne s’agit pas de corrections des enfants dans les écoles coraniques mais de sévices corporels et moraux faits, pour une raison ou une autre, aux adultes.
Au regard donc de ces pratiques déplorables qui couvent dans les couvents, confréries et temples et qui ne sont que rarement dénoncées, l’Etat garant du bien-être de ses administrés doit prendre la mesure de la situation. Déjà, il est inadmissible qu’interdiction soit faite aux enseignants de taper les apprenants fautifs mais qu’on en arrive dans un pays de droit, que des quidams, au nom d’un pouvoir surnaturel ou de Dieu se fassent justice. Si tel est le cas, il revient à la République de rappeler à chacun et à tous que « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Avec des gourous qui se croient tout permis et qui narguent les esprits faibles, ne pas agir serait tout simplement considéré comme non-assistance à personne à danger.
En somme, au-delà de l’actualité de bastonnade du jeune collaborateur de la confrérie Ogboni, s’il est vrai qu’au Bénin, c’est la laïcité et la liberté de religion, il n’empêche que l’Etat ne peut plus continuer à feindre de tout ignorer sur les anomalies bien cachées dans les couvents, sectes et confréries. Certes, la religion est l’opium du peuple et certains fidèles ont tellement été endoctrinés qu’ils finissent par s’oublier et ne plus faire la part des choses. Alors, à défaut de pouvoir conscientiser tous les adeptes des différents groupes religieux à risque, il y a lieu de dynamiser la relation entre le ministère de l’intérieur et les chefs religieux. Du moins, puisque certains religieux se croient tout permis, il est nécessaire qu’il y ait un cadre pour, de temps en temps, rappeler à ceux-ci les limites à ne pas franchir. Autrement, l’Etat serait dans son bon droit de siffler la fin de la récréation dans des sectes et couvents où la bestialité s’est érigée en règle et s’il en est ainsi, même Dieu ne lui en voudra pas.





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