Actes terroristes dans le nord Bénin : Contre le djihadisme, l’unité retrouvée

Angelo DOSSOUMOU 16 février 2022

Djihadisme, intégrisme religieux, terrorisme. Rien que de méprisables mots. A la paix au Bénin spécifiquement dans les zones frontalières au nord du pays, depuis quelques mois, voilà à quoi ressemble l’ennemi commun à toutes les tendances politiques, aux différentes confessions religieuses et à la société civile qui se dresse. Pour le vaincre, il n’y a pas trente-six solutions que la cohésion nationale. Fort heureusement, à une union sacrée dictée par ces circonstances d’attaques terroristes, les Forces vives de la Nation ont souscrit. Et pour cause, à travers des appels à la sérénité et soutiens aux Forces de défense et de sécurité et aux décisions prises par l’Exécutif, les partis politiques ont fait fi de leur coloration et ont plutôt mis en avant, la préservation de l’unité et de l’intégrité territoriale. Ainsi, du Bloc républicain, au Prd en passant par la Fcbe et Les Démocrates pour ne citer que ces partis politiques, l’unanimité est faite autour du principe que le Bénin est attaqué à ses frontières par des gens sa foi ni loi et, auquel cas, il n’y a plus de mouvance ou d’opposition qui vaille.
Devant cette réalité imposée par la nébuleuse dénommée djihadisme, la société civile n’est non plus restée sans réaction. De ce côté également, les communiqués de dénonciation et de condamnation des attaques perpétrées ces dernières semaines à Porga et de soutien aux Forces de défense, au gouvernement et au peuple pleuvent. A titre d’exemple, l’Ong Alcrer, sans doute, pour remonter le moral à la troupe au front n’a pas tardé à proposer la création d’un fonds de solidarité afin d’aller en aide aux familles des soldats tués lors des dernières attaques terroristes.
A coup sûr, au fil des jours et des semaines, l’union sacrée des politiques, religieux et de la société civile déjà manifeste contre le djihadisme rampant au nord Bénin grossira. Une donnée qui évidemment est circonstancielle tant le fossé sur le plan politique est et reste profond entre les soutiens du régime en place et l’opposition. C’est dire que quand l’enjeu est de taille, à la mesure de la sauvegarde de l’intégrité territoriale devant des attaques extérieures, il y a moyen de fédérer les énergies politiques et sociales. Malheureusement, cette solidarité tout aussi nécessaire pour le développement du pays risque de s’en limiter à cette donne d’attaque terroriste. Mais pour l’instant, l’essentiel est la sécurisation des zones où la menace du djihadisme semble la plus forte.
A ce sujet, il serait logique que l’Exécutif, afin de limiter toute velléité de ralliement des populations desdites zones à la cause des djihadistes, non seulement intensifie la présence de l’Etat avec des infrastructures sociocommunautaires mais aussi grâce aux efforts à y consacrer dans le sens de la réduction de la pauvreté. Par ailleurs, c’est le moment plus que jamais spécifiquement au plan politique, de larges concertations puisque sur le terreau de la division des acteurs, il faut à tout prix, empêcher les djihadistes de surfer. Enfin, pour maintenir la paix à nos frontières, il faut davantage la cultiver à l’intérieur. D’ailleurs, seule l’union face au djihadisme fera la force du Bénin. Pas autre chose.





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