Alcrer et Social Watch Bénin : La constitution en partie civile, la nouvelle approche de lutte contre la corruption

La rédaction 21 août 2019

Les organisations de la société civile Alcrer et Social Watch Bénin (Swb) ont organisé une conférence de presse conjointe hier mardi 20 Août au siège de l’Ong Alcrer. Face aux hommes des médias, Martin Assogba et Blanche Sonon, respectivement président d’Alcrer et présidente de Swb, ont exposé les nouvelles approches de lutte contre la corruption que les deux Osc ont adoptées.

Lutter davantage efficacement contre la corruption et l’impunité. C’est qui a poussé les deux organisations de la société civile que sont Alcrer et Social Watch Bénin à adopter une nouvelle approche de lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin. Il s’agit de la saisine des juridictions compétentes en se constituant en partie civiles. En effet, cette nouvelle approche tire son essence de l’article 2 de la loi 2012-15 portant Code de procédure pénale en République du Bénin. Ce code stipule que l’action civile en réparation du dommage causé par un crime appartient à tous ceux qui ont personnellement souffert du dommage causé directement par l’infraction et que toute Osc, agréée à la lutte contre la corruption peut exercer des droits reconnus à la partie civile, a expliqué Martin Assogba. « De ce fait, Alcrer et Social Watch Bénin deviennent désormais des remparts davantage renforcés par la législation nationale contre l’impunité dont jouissent des corrupteurs et corrompus en raison de couverture politique voir même, de la faiblesse de la justice dans sa mission de répression du phénomène », a-t-il martelé. Pour l’atteinte des objectifs poursuivis à travers cette démarche, ces deux Osc ont mis en place un collège de praticiens de droit dont deux avocats, d’un magistrat, d’un huissier de justice et d’un officier de police judiciaire. La mission de ce collège, selon Martin Assogba est de conseiller les deux organisations pour porter plainte en se constituant Partie civile devant les tribunaux. Pour sa part, Blanche Sonon informe que « parallèlement à cette d&marche, Alcrer et Social Watch ont décidé de contribuer à l’enracinement de la culture de la dénonciation des faits de corruption au sein des populations en offrant à tout citoyen un espace consacré aux dénonciation ; il s’agit d’une application appelée Anticorr qui est déjà en ligne et ouvert au public ». A travers cette plate-forme, chaque citoyen a la possibilité de mettre en lumière des actes et fait de corruption dans tous les secteurs d’activité.
Jephté HOUNNAGNI (Stag.)





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