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Après l’effondrement du pont de Malanville : L’indispensable état des lieux des autres ouvrages d’art

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Depuis mardi dernier, le Bénin est coupé du Niger. Malanville, la commune transfrontalière qui sert de transit pour les importateurs béninois et nigériens ne peut plus jouer ce rôle jusqu’à nouvel ordre. Et pour cause ! Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la ville ont fait céder l’unique pont érigé sur la Sota, qui demeure un passage incontournable pour la traversée de la ville et le ralliement des deux pays. Aussitôt, dans l’urgence, des mesures ont été prises pour décongestionner et faciliter la circulation. Compte tenu du grand intérêt économique que revêt ce passage, une délégation gouvernementale conduite par le ministre en charge des transports et son collègue de la défense nationale a été dépêchée sur les lieux. 45 jours, c’est le délai contractuel accordé à l’entreprise qui a la charge d’ériger en lieu et place de l’ouvrage défectueux un pont métallique. Du coup, les transactions économiques qui lient le Bénin et le Niger depuis toujours à cause du port autonome de Cotonou tourneront au ralenti au grand dam des opérateurs économiques.
Or, si l’anticipation était la chose la mieux partagée par les cadres de l’administration et les décideurs, une solution de rechange serait déjà appliquée sur le terrain à telle enseigne que l’effondrement du pont sur la Sota n’aurait eu aucune incidence sur le trafic et les échanges commerciaux. Mais, puisque nous sommes au Bénin, il fallait que le pire arrive avant que les réactions ne s’enchaînent. Cette catastrophe qui met à mal l’économie de deux pays devrait être un déclic pour les techniciens des ponts et chaussées en service dans l’administration en charge des travaux publics. C’est l’occasion ou jamais pour ces spécialistes de faire un état des lieux de l’ensemble des ouvrages d’art du pays. Pour la plupart, depuis leur érection, nos ponts ne connaissent aucun entretien. Les pouvoirs publics n’y accordent de l’intérêt qu’en cas d’affaissement ou d’écroulement. Tant que l’ouvrage tient, les automobilistes et gros porteurs sont admis à y circuler. Et un beau jour, lorsqu’on s’y attend le moins, le malheur survient.
En juillet 2017, les ponts de Houédonou (Abomey-Calavi) et de Porto-Novo ont subi pendant quelques jours des travaux de réparation. Parce qu’ils constituent des passages obligés pour rallier Cotonou selon l’endroit où l’on se trouve, la circulation a été sérieusement perturbée. Au cours de cette période, on a assisté à des embouteillages monstres et cela a eu de gros impacts sur la vie économique, administrative et sociale. Il y a quelques mois, précisément en mai 2018, un internaute a lancé l’alerte au vu de l’état défectueux de l’ancien pont de Cotonou. La prompte réaction de la direction générale des infrastructures laissait présager que des travaux de réfection seraient lancés incessamment. 4 mois après, rien n’a bougé.
C’est l’occasion ou jamais de procéder à une expertise sérieuse des ponts et ponceaux, les renforcer au besoin, les dédoubler pour faciliter la circulation. Les situations dramatiques, comme celle de Malanville, qui imposent un ralentissement forcé de l’activité économique ne profitent à personne. Il est temps de changer de paradigme.

7-09-2018, Moïse DOSSOUMOU


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