Asphaltage et inondation : Agla soulagée, mais garde ses pieds dans l’eau

La rédaction 23 juin 2020

La grande saison des pluies commence à s’intensifier avec son corollaire d’inondation. A Agla malgré les travaux d’asphaltage démarrés dans les localités de Hlazounto, Gbodjètin et autres, l’inondation dicte encore sa loi.

Intense pluie ce lundi 22 juin 2020 dans la ville de Cotonou. Nous sommes à Agla. Il est 15h 00. Les rues sont animées comme d’habitude. Les klaxons des voitures, les bruits des camions, le ronronnement des motos et la conduite effrénée des chauffeurs montrent l’ambiance particulière de ce quartier. Sur la voie nouvellement construite quittant le bar petit à petit pour le CEG Entente, l’eau de ruissellement est presque inexistante. Et les usagers s’en réjouissent. « Autrefois nous ne pouvons pas pratiquer cette voie aussi facilement. Mais aujourd’hui c’est vraiment aisé de pendre par ici », confie Jean-Eude, un riverain. Comme lui, Ambroise Tossou pousse un ouf de soulagement. « La voie est beaucoup plus accessible ». Si les usagers des voies construites dans le cadre du projet asphaltage se réjouissent, le point de vue diffère du côté des habitants des maisons et boutiques environnant.

Calvaire aux abords et dans les ruelles
Agla a par endroit sorti la tête de l’eau, avec des bitumes et des voies pavées qui traversent son cœur. Mais, à côté de ces infrastructures nouvellement construites dans le cadre du projet asphaltage, les populations ont encore les pieds dans l’eau. Sur les voies nouvellement goudronnées dans ce vaste quartier, l’eau de ruissellement est stagnée de part et d’autre empêchant l’accès aux boutiques et maisons érigées aux abords. Dans les ruelles, le constat est flagrant. Et pour contrer le mal, certains propriétaires de boutique posent à la devanture des bois de coffrage ou positionnent des briques pouvant servir de rampe. « Avant, il n’y avait pas autant d’eau dans cette rue. Mais après la construction de la voie, les rues sont inondées et les maisons aussi sont presque inhabitables », déplore Marc Sogbohossou, un riverain. De son côté André, un autre usager pense que c’est à cause des caniveaux qui ne sont pas encore pour le moment opérationnels. En attendant la finalisation des travaux de bitume des voies dans cette zone, les habitants d’Agla sont invités à ramer contre vents et marrées pour atteindre leurs domiciles.
Elvire AGOSSOU & Ferdinand AIDOTE (Stags)





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