Bepc et respect des gestes barrières : L’émotion de la fin fait oublier la pandémie

La rédaction 16 juillet 2020

Après des jours de stress et de concentration, les candidats au Brevet d’Etudes du Premier Cycle (Bepc) ont fini ce mercredi les épreuves prévues. C’est l’occasion de se relaxer mais qui rythme aussi avec la baisse de vigilance par rapport aux gestes barrières. Le constat au Ceg1 Abomey-Calavi.

Ceg1 Abomey-Calavi, le plus grand centre de composition de l’Atlantique. Il est 9h50’. A l’intérieur, c’est le calme plat. Les dernières minutes de composition. Au Portail, par contre, c’est la grande affluence et l’impatience des parents. Puis, la sirène retentit comme pour sonner l’heure de la délivrance. « Enfin », lance un parent. Des échos de voix se font entendre dans l’enceinte du collège. Des aller et retour des candidats ayant fini la composition se remarquent de part et d’autres. Un homme âgé de la soixantaine environ ouvre le portail de l’entrée nouvellement érigé du côté nord du centre à la plus grande joie des parents et des candidats. Une cohorte de candidat tous sexes confondus se dirigent ainsi vers la sortie.
Sourire aux lèvres, visage rayonnant de joie. C’est l’aspect que présente la majorité des candidats à la fin de l’examen. Difficile ou facile, la composition est terminée. Ils se pressent pour rejoindre leurs amis ou leurs parents. Les deux autres sorties du collège pour l’heure, sont toutes fermées. Une seule possibilité donc pour se rendre au bercail. Les candidats en binôme ou en trinômes et même plus sortent. Une fois au dehors, certains mettent leurs masques de protection en poche ou dans le sac. Pour les moins sensibles, le masque est ramené menton. Avec la joie qui anime les candidats, ils préfèrent s’embrasser ou se donner les mains. Les sons de claquement de mains se font entendre tous azimuts. Pour s’échanger quelques mots, ils enlèvent le masque avec aisance du nez. Les vendeuses ambulantes et les promoteurs de centre de formation ne ménagent aucun effort pour offrir leurs services aux candidats. Ce qui occasionne des attroupements devant le portail soit pour recevoir des explications soit pour prendre un jus de fruit. Avec ce remue-ménage, le passage devient dense. Avant de sortir, il faut que les uns se collent aux autres pour chercher avec force le passage. Véhicules et motos sont obligés de klaxonner pour réclamer le passage. Tous dépourvu de leurs masques, ils se serrent la main avec un sourire de satisfaction.
Dans le même temps, une foule est formée autour des vendeuses ambulantes qui sont, sans masques ou les masques au menton. Une image qui reflète le boycott des gestes barrières. Ceci ne diminue point la joie des candidats qui exprime que les épreuves sont abordables. C’est le cas de Ghislaine A. qui avec un large sourire confie que seule l’épreuve des SVT lui a paru difficile. A 10h 30 l’affluence est moindre. Chacun prend le chemin de sa demeure. Les regards sont donc tournés vers la proclamation des résultats qui se fera en ligne pour éviter ces genres de regroupements qui constituent une entrave au respect des gestes barrières.
Ferdinand DANGBENON & Falilathou ABDOULAYE (Stags.)





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