Campagne de reboisement : Le Gouvernement béninois mise sur les écoles pour la reforestation

Fulbert ADJIMEHOSSOU 15 juin 2020

Depuis le lycée technique agricole d’Akodéha, le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, Mahougnon Kakpo a donné le signal. Selon Abp, il est ouvert ce vendredi la campagne 2020 de reboisement scolaire avec la mise en terre de plusieurs centaines d’orangers. L’enjeu est de sensibiliser et de susciter en eux l’adoption de comportements favorables à la protection et à la sauvegarde de l’environnement. « Nous avons fait le pari d’intervenir dans les établissements afin de sensibiliser toutes les communautés sur la protection et la sauvegarde de l’environnement. Cette sensibilisation se fait à travers la mise en terre de plants pour améliorer le couvert végétal de nos établissements », a déclaré le ministre. En 2019, 35 197 plants ont été mis en terre dans les écoles sur une superficie totale de 28 hectares. Mahougnon Kakpo met un accent sur l’entretien. « J’ai constaté au niveau des espaces que nous avons essayé de reboiser depuis quelques années que, l’entretien n’est pas celui escompté en réalité. C’est pour cela que cette fois ci, il sera mis en place un cadre de suivi de ces plants au sein des établissements, un cadre comprenant l’administration, les apprenants, les formateurs, les parents d’élèves. Ce cadre de concertation aura à définir le mode d’entretien qu’il faudra pour ses plants, les conditions de gestion rationnelle en raison de leur croissance rapide », a-t-il précisé. Tous les départements du Bénin sont concernés par cette campagne de reboisement scolaire.

Penser à des clubs écologiques !

Il faut savoir et pouvoir compter sur l’éducation, aussi bien formelle qu’informelle, pour un changement de comportement dans la société. Et dans le cas de la protection de la nature, il est heureux que les écoles soient davantage sollicitées pour participer à des campagnes de reboisement. C’est leur permettre de toucher du doigt toute la richesse que représente un arbre. Une richesse à laquelle ils auront pris part à travers la mise en terre de leurs propres mains, l’arrosage volontiers ou forcé, l’entretien permanent et la surveillance.
C’est aussi bien qu’on ait pensé à la mise en place de cadres de concertation pour la gestion desdits plants, avec comme composants les apprenants, les enseignants et les parents. Mais avant d’en arriver là, la réactivation des clubs écologiques dans tous les établissements scolaires, aussi bien du primaire que du secondaire, est capitale. La question de l’environnement n’est pas que celle de l’arbre, mais aussi celle de l’éducation sur tous les aspects. Les apprenants ont besoin de jouer un rôle dans la veille concernant l’hygiène scolaire, surtout en ces temps de Covid, ils ont besoin de comprendre par des séances pratiques les enjeux du changement climatique et pour pouvoir sensibiliser leurs pairs. Des clubs écologiques dignes du nom, avec des organisations précises seront plus implicatives et plus actives qu’uniquement des cadres de gestion des arbres mis en terre.
Il n’est pas superflu de rappeler qu’au titre de la LOI N° 2018 -18 du 06 août 2018 sur les changements climatiques en République du Bénin, en son article 25 « l’éducation relative aux changements climatiques, à I ‘environnement et à la réduction des risques climatiques et des catastrophes naturelles est intégrée dans les programmes et curricula de formation de toutes les institutions d’enseignement et de formation, de la maternelle à l’université ». Pensons-y.





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