Campagne de valorisation de la santé mentale au Bénin : Le Grsmcr en fait une priorité mondiale

12 décembre 2022

Le groupe de recherche santé mentale, culture et religion à organisé du 25 au 28 octobre 2022 une campagne de valorisation de la santé mentale au bénin. C’est à travers un séminaire web axé sur le thème "Faire de la santé mentale pour tous une priorité mondiale" que plusieurs communications ont été données.


Ce panel ayant pour orateur principal Prof. Magloire G. Gansou, a connu la participation d’autres orateurs qui ont donné bien d’autres communications. On retient entre autres la communication portant sur le thème ‘’l’équilibre mental du soignant apport culturel et religieux’’ donnée par le Père Achille S. Lanviwanou. Au cours de cette communication, l’importance d’une bonne santé mentale chez le personnel soignant a été évoquée de même que les facteurs pouvant influer sur celle-ci à savoir les facteurs externes au milieu médical, c’est-à-dire la situation socio-économique (la pauvreté), les difficultés relationnelles, les évènements douloureux, les mauvaises habitudes ou encore la solitude. Parlant des facteurs internes au milieu médical, le jeune âge des soignants, l’excès de l’empathie, les débordements des urgences, les patients agressifs, les harcèlements en milieu professionnel par les collègues ou par les patients, les relations amoureuses en milieu de travail avec les probables difficultés relationnelles, les écrasements de la hiérarchie, le burn-out, l’excès de l’empathie sont évoqués. Il est à notifier que l’empathie a ses points positif et négatif.
Le sujet de la toxicomanie qui est un phénomène grandissant en Afrique a été évoqué à travers une communication sur le thème la santé mentale d’une jeunesse aux prises de la toxicomanie, donnée par Urlermine Lodonou, Psychologue clinicienne qui a abordé les causes de la toxicomanie chez les adolescents. Selon elle, il s’agit du suivisme, la curiosité grandissante, et la disponibilité des stupéfiants. Parlant des conséquences de la toxicomanie, il peut s’agir du cancer, des maladies du foie, les problèmes respiratoires et bucco-dentaires. Il entraine également des anomalies de maturation neuronale et une interruption du développement cervical qui engendre des comportements impulsifs. Entre autres conséquences la délinquance, la violence, les grossesses non désirées ou encore des IST.
La dépression chez la femme africaine a également été abordée au cours de ce séminaire par Aligbonon sègbédé. A l’en croire, la dépression se caractérise par une tristesse persistante et un manque d’intérêt ou de plaisir pour des activités auparavant enrichissantes ou agréables. Elle peut également se traduire par un manque de sommeil et d’appétit. La fatigue et les difficultés de concentration sont fréquentes. Mais la particularité des dépressions chez la femme en Afrique a, en plus de ses manifestions ordinaires, la persistance des idées délirantes à caractère mystico-religieux et ou de persécution avec la représentation des figures imaginaires (les idées de persécution sont de l’ordre : les collègues au travail me jalousent, au marché la concurrence me veut du mal, mes coépouses n’empêchent de procréer, ou ne veulent pas de la réussite de mon enfant...)
Facteurs sociaux de la dépression selon les enquêtes, Les facteurs biologiques et génétiques relevant plus de l’organicité et dont l’accompagnement va exiger des apports médicaux. Concernant les facteurs sociaux qui conduisent les femmes à déprimer en Afrique, et au Bénin en particulier, on peut citer pêle-mêle, le divorce, le manque de moyens financiers, la fragilité du cœur de la femme, manque de stabilité émotionnelle, le manque d’enfants, chômage, obligation culturelle, mariage forcé, maltraitance des filles, maltraitance des femmes au foyer, harcèlement sexuel, avortement...

Yasmine ALONOMBA (Coll)





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