Covid-19 : Les malades de moins en moins fréquents dans les hôpitaux

La rédaction 16 juin 2020

Depuis l’avènement de la pandémie du Coronavirus, les hôpitaux sont moins fréquentés. Les malades craignent de contracter la Covid-19 et s’adonnent ainsi à l’automédication. Ceci, malgré la saison pluvieuse où le taux d’infection au paludisme est en hausse.

La fréquentation des centres de santé a chuté depuis plus de deux mois. A peine retrouve-t-on deux ou trois patients dans les halls d’attentes des centres, cliniques et cabinets de soin. Au centre de santé d’Aïdjedo et au cabinet de soin Saint Léopold situé à ahansori agata, le constat est le même que dans plusieurs hôpitaux du Bénin. Les patients évitent de se rendre à l’hôpital par peur d’être contaminés par la Covid-19 ou d’être découverts porteurs du virus. « Il y a plus deux mois j’ai souffert du paludisme, de la fièvre et du rhume. Mais animé par la peur d’être testé positif à la covid-19 et mis en quarantaine, je n’ai pas voulu me rendre à l’hôpital. J’ai dû me traiter à la manière traditionnelle et m’adonner à l’automédication », affirme Ange Dossou. Contrairement à ce dernier certains se trouvent dans l’obligation de se rendre aux soins malgré leur peur. C’est le cas de Hortense Gbevou, une patiente rencontrée dans le centre de santé d’Aïdjedo. « Après avoir essayé l’automédication sans succès, je me suis rendue à l’hôpital quand ma fille a eu la fièvre », confie-t-elle.

L’automédication, l’alternative ?
En effet, les consultations ont chuté depuis plus de deux mois. Etant donné que le centre de santé d’Aïdjèdo a été un centre de dépistage du Coronavirus, les malades ont du mal à fréquenter les lieux. « Bien que le centre ait été transféré à l’hôpital de la mère et de l’enfant (Homel), les gens ne viennent pas », confie Odette Francisco, infirmière diplômée d’état rencontrée au CS aïdjèdo. La peur qui animait les patients, il y a environ trois mois, a diminué. Hortense Gbevou confie qu’aujourd’hui, elle se rend aux soins sans crainte d’être contaminée, puisque les règles barrières sont respectées et les agents de santé la rassurent chaque fois qu’elle s’y rend. En cette saison pluvieuse où le paludisme commence par sévir, les patients sont dans l’obligation de se rendre aux soins. Francisco Odette reconnaît qu’elle reçoit actuellement de plus en plus de patients.
Au cabinet St Léopold, les patients ont retrouvé le chemin de l’hôpital, mais aux compte-gouttes. Dr Grégoire Hounsa, responsable des lieux affirme que « les patients ont l’envie de se rendre aux soins, mais ils sont confrontés à divers problèmes qui les empêchent de s’y rendre. Par manque de moyens, les patients essaient d’abord l’automédication. Dès qu’ils constatent que la fièvre persiste, ils se rendent à l’hôpital. Ils ne viennent qu’avec le peu de moyen qu’ils ont et demandent aux agents de santé de leur faire des injections ». Bien qu’il y ait du changement, ce n’est pas encore le retour total des habitudes dans les centres de santé.
Déo Gratias ATSUI (Stag)





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