Criet : La Cour ordonne l’expulsion d’un étranger

Karim O. ANONRIN 12 novembre 2020

Le mardi 10 novembre 2020 s’est ouverte à la Cour de Répression des Infractions Economiques et du Terrorisme (Criet), la première session criminelle au titre de l’année 2020-2021. Après la cérémonie d’ouverture présidée par le Président de la CRIET, Dossa Guillaume Laly, la Cour a connu son premier dossier inscrit au rôle pour la circulation, la Cour était composée de son président Dossa Guillaume Laly, du Premier Assesseur Kouassi D. M. J. Anani, du Deuxième Assesseur Christelle Adonon, du Ministère public représenté par Gilbert Ulrich Togbonon et du Greffier en chef, Ferdinand Montcho.

Résumé des faits selon le Procureur spécial près la Criet
Le coupable a été accusé de complicité de faux et usage de faux en écritures publiques, d’escroquerie et complicité d’escroquerie. En effet, Kalifala Touré alias David est de nationalité ivoirienne. Prétendant avoir fui son pays d’origine avec Rouguiatou Diallo sans prendre sur lui ses effets personnels et ses actes d’état civil, en raison de difficultés qu’il aurait avec les actuelles autorités de la Côte d’Ivoire, il s’est installé au Bénin courant 2016. Pendant son séjour à Parakou à l’hôtel « Central », il a fait la connaissance de Razacki Liadi Lawani, le gérant dudit hôtel, à qui il a exprimé le besoin d’avoir un acte de naissance au Bénin. Ce dernier l’a aidé à se faire établir un acte de naissance frauduleux supposé être délivré à Ouèssè, au nom de David Liadi Lawani. Cet acte de naissance lui a permis de se faire délivrer une carte nationale d’identité à Parakou, puis un certificat de nationalité. Depuis lors, David Toure s’est donné comme activité d’annoncer de fausses alertes d’attentats terroristes aux autorités des pays de la sous-région. Il se fait transférer par ce moyen de l’argent par les autorités en charge de la sécurité de ces Etats. Il tentait à nouveau d’extorquer les fonds aux autorités nigérianes, quand il a été appréhendé avoir requalifié les faits en diffusion de fausses nouvelles, de complicité de faux en écriture publiques et authentiques a condamné l’accusé à la réclusion criminelle à temps de dix (10) ans et a ordonné son expulsion du territoire national après exécution de sa peine.





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