Criminalité faunique au Bénin : 15 peaux d’animaux saisies et 1 présumé trafiquant arrêté

Adrien TCHOMAKOU 11 juin 2020

Des éléments de la Police Républicaine de Bohicon et ceux de l’inspection forestière du Zou, avec la collaboration technique de AALF-Bénin ont réussi à mettre la main sur un individu qui avait en sa possession des peaux d’animaux sauvages. Ce présumé trafiquant détenait 15 peaux de guib harnaché qu’il a voulu commercialiser. Or, cette espèce est inscrite en annexe II de la loi 2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Etant une espèce protégée, nul n’a le droit de détenir ses trophées. L’article 153 de cette loi sanctionne d’une amende de 100.000 à 500.000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans quiconque détient des animaux sauvages sans permis requis et fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine. L’article 154 de la même loi punit de 300.000 à 800.000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Au regard de ces dispositions juridiques, aucune tolérance ne devrait être accordée aux trafiquants des trophées d’espèces intégralement et partiellement protégées.
Le guib harnaché étant une espèce partiellement protégée, il est vivement souhaité que ceux pris en flagrant délit comme c’était le cas à Bohicon le jeudi 28 mai 2020, écopent des sanctions exemplaires pour que cet animal sauvage ne se retrouve plus dans les jours à venir au bord de l’abîme. La sauvegarde de la biodiversité nécessite l’apport de tous. Et le thème de la journée mondiale de l’environnement célébrée le 5 juin 2020 lance un appel à l’action pour lutter contre la perte accélérée d’espèces. Et s’agissant de la faune, il faut que les activistes s’arment à nouveau de vigilance pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique. Car, le déclin des animaux sauvages est une perte énorme pour le Bénin et la sous-région. Et pour leur protection, le gouvernement et AALF-Benin du réseau EAGLE (Eco Activists for Governance and Law Enforcement) se battent au quotidien pour barrer la route aux trafiquants qui déciment le patrimoine faunique.





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