Criminalité faunique : Un trafiquant de 7 pointes d’ivoires d’éléphants condamné à 36 mois fermes

Adrien TCHOMAKOU 6 août 2020

Un trafiquant d’ivoires pris en flagrant délit de commercialisation a écopé de peine privative de liberté. Il est aussi condamné à payer des amendes, dommages et intérêts. La décision a été rendue au tribunal de première instance de Parakou le mardi 21 juillet 2020. Trente-six (36) mois d’emprisonnements fermes et 50.000 Fcfa d’amende. 100.000 Fcfa de dommages-intérêts et restitution des trophées à l’Inspection forestière du Borgou. C’est la décision du tribunal de première instance de Parakou dans l’affaire de détention, transport et tentative de commercialisation de sept (7) pointes d’ivoires pesant 19,25 kg saisies le vendredi 26 juin 2020 dans la même ville. On constate aisément que le tribunal n’a ménagé aucun effort pour rendre une décision dissuasive à l’encontre de ce trafiquant des ivoires issus d’au moins quatre (4) éléphants abattus dans des aires protégées. Car, ces pachydermes tués pour leurs défenses sont une perte énorme pour la biodiversité.
Faisant recours à la règlementation en vigueur au Bénin, il apparaît clairement que le tribunal de Parakou est resté collé à la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin et de son texte d’application. Les articles 153 et 154 de cette loi ont prévu qu’un trafiquant a qui les faits cités supra sont reprochés soit condamné à une amende de 100.000 à 500.000 Fcfa et /ou à un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. C’est à travers ces genres de décisions qui n’accordent aucune clémence aux trafiquants d’ivoires qu’un patrimoine faunique peut être sauvegardé. L’éléphant étant une espèce en danger critique d’extinction comme d’autres animaux menacés de disparition, les sanctions doivent être exemplaires pour décourager ceux qui malgré les interdictions continuent de commercialiser leurs trophées. Cette décision du 21 juillet 2020 du Tpi de Parakou est de nouveau la preuve que la justice est toujours engagée à apporter sa touche à la lutte contre la criminalité faunique au Bénin. Cela réconforte non seulement le gouvernement mais aussi les activistes qui ne cessent de se battre au quotidien pour la sauvegarde des espèces partiellement et intégralement protégées.





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