Démarrage avec des pétarades : Le Ministre Mahugnon apporte son éclairage sur les sujets qui fâchent

Patrice SOKEGBE 2 octobre 2020

La rentrée scolaire 2020-2021 a démarré dans une ambiance assez tendue. Et pour cause, le ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle a opté pour l’attribution de 30 heures par semaine aux aspirants au métier d’enseignant. Selon le ministre Mahougnon Kakpo, cette mesure vise à améliorer les conditions de vie et de travail de ces aspirants pour obtenir une meilleure qualité du système éducatif. Aussi, a-t-il estimé que c’est un moyen très efficace contre la pénurie d’enseignants qui s’observe d’année en année. L’objectif du Gouvernement ne vise donc pas le recul vis-à-vis des fondamentaux de la qualité de l’enseignement. Considérée comme assez innovante, cette mesure est loin de recevoir l’assentiment des aspirants, encore moins des organisations syndicales.
Pour le Secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, le gouvernement, en prenant cette décision, vient de poser un acte contraire à sa volonté de cultiver l’excellence. Selon lui, le gouvernement a fait l’option de la quantité au détriment de la qualité. A l’en croire, la thérapie administrée aux aspirants est un placébo, puisqu’elle renvoie les aspirants au chômage. Même réaction du côté de Alexandre Adjinan, Secrétaire général du syndicat national des contractuels de l’Etat, des enseignements secondaire, général, technique et professionnel au niveau du département de l’Atlantique. Ce dernier pense que le projet est une situation qui met la retraite de ceux qui sont actuellement en fonction en insécurité, puisqu’au Bénin, c’est une retraite par solidarité. Aussi, rejette-t-il la mesure de bivalence, car la plupart des aspirants déployés manquent d’expérience pour s’offrir ce luxe. En un mot, il pense que la mesure risque d’asphyxier les aspirants et va écourter leur vie.





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