Dépistage systématique des acteurs du système éducatif : Le sentier balisé pour la reprise des classes au Bénin

Arnaud DOUMANHOUN 6 mai 2020

Un retour à une vie normale. Le gouvernement tiendra visiblement le pari. Les élèves et écoliers reprendront le chemin des classes dès le lundi 11 mai. Un dépistage systématique du corps enseignant, du personnel administratif voire des vendeuses des établissements sera effectif afin que l’école ne devienne un nid de propagation du Covid-19. C’est une mesure qui entre en droite ligne avec l’attente des acteurs du système éducatif notamment les centrales syndicales et l’association des parents d’élèves. Elle pourrait dissiper quelques inquiétudes. Le personnel testé positif pourra bénéficier d’une prise en charge totale comme ce fut déjà le cas pour d’autres corps de métier. L’école ne rouvrira pas ses portes avec un personnel à risque. Du 6 au 10 mai 2020, chacun sera soumis au test de dépistage pour le bien de tous. « Nous n’avons pas peur des chiffres parce que nous avons la solution », avait déclaré le ministre de la santé Benjamin Hounkpatin. Et selon le dernier bilan sur la pandémie du Covid-19, à la date du 3 mai 2020, le Bénin a enregistré 96 cas confirmés dont 50 guéris et 2 décès. A la vérité, le traitement à base de la chloroquine porte assez de résultats sous nos cieux. L’on peut guérir de la Covid-19. C’est dire que cette mesure de dépistage systématique sera libératrice pour plus d’un. A la suite, c’est le respect des gestes barrières.
D’où, quelques grosses interrogations qui retiennent l’attention. Elles sont relatives au port obligatoire des masques dans les salles de classe ainsi qu’au respect de la distanciation sociale. Un véritable challenge quand on sait que le débat n’est pas encore tranché sur la gestion des effectifs en cette période de Coronavirus. Le gouvernement donnera-t-il une suite favorable à la requête des centrales syndicales et des parents d’élèves qui plaident pour une reprise par vague ? Nul n’est dans le secret des dieux. Toujours est-il que cette proposition ne manque pas de pertinence et mériterait que l’on si attarde. Rien ne sera de trop pour le bien de l’enfant. William Wordsworth disait que : « l’enfant est le père l’homme ».





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