Deuxième Journée internationale de la Fraternité Humaine au Bénin : Un colloque de Capital social chrétien au cœur des échanges

La rédaction 7 février 2022

Ce vendredi 04 février 2022, a eu lieu dans les locaux de l’amphithéâtre Idriss Déby, un colloque à l’occasion de la 2è Journée internationale de la Fraternité Humaine. Organisé par Capital Social Chrétien en collaboration avec l’aumônerie nationale des cadres et professionnels politiques, ce colloque veut promouvoir davantage la valeur de la Fraternité humaine au sein des différentes sociétés humaines. Il a réuni des autorités religieuses, politiques et universitaires.

« La Fraternité à la lumière de ‘‘Africae Munus’’ (L’Etat : une aventure incertaine ?) ». C’est le thème qui a fait objet de réflexion lors du colloque tenu à l’occasion de la journée de la Fraternité humaine, ayant réuni étudiants, enseignants, chercheurs, prélats, dignitaires, religieux, acteurs politiques, scientifiques et culturels. A l’entame des festivités, le Recteur empêché, représenté par le Vice-recteur Saliou Saidou a souhaité la bienvenue à tous les acteurs et participants dudit colloque avant de revenir sur les origines de cette journée. En effet, la journée internationale de la fraternité humaine a été instituée le 21 décembre 2020 par l’Assemblée générale des Nations Unies et célébrée les 4 février. Elle n’est donc qu’à sa deuxième édition. Selon le vice-recteur chargé de la recherche universitaire, elle a été initiée pour promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel. « L’enjeu majeur du dialogue interreligieux et interculturel est la culture de la paix », a-t-il soutenu. Pour lui, la paix est un impératif d’autant plus irréductible que si les conflits sont inhérents aux rapports humains, ils ne devraient pas être pour autant des sources de violence. « Si on peut régler les différends par la coopération, la discussion ou la négociation, ce qui menace la paix n’est donc pas les conflits mais les violences comme modes de résolution des conflits », a confié le vice-recteur.

Fort heureusement, il existe des institutions telles que l’université où l’on peut réfléchir sur la paix et s’éduquer à cette valeur fondamentale. C’est justement ce que défend l’Ambassadeur Théodore Loko, Président du mouvement Capital social chrétien. A l’en croire, le choix de l’université pour abriter cette journée représente une grandeur audacieuse. « L’université est la matrice où l’Homme se forme et croît en inventivité pour la solidité en société, afin que celle-ci l’élève en humanité », a-t-il confirmé. Au regard donc de l’importance du développement d’une éducation à la paix et à la non-violence, la mesure de la Journée internationale de la Fraternité Humaine se veut nécessaire. Raison de plus pour le Révérend Père Nathanaël Yaovi Soédé, Aumônier des cadres et professionnels politiques, de féliciter l’ambassadeur Loko pour les actions du Capital social chrétien. Car dit-il, « avec la Journée internationale de la fraternité humaine, le Bénin se réjouit de voir confirmer au niveau international la valeur de sa vision fondamentale sur toute existence citoyenne et nationale, la fraternité.
Par ailleurs, un panel animé par quatre éminentes personnalités a enrichi ce colloque. Il s’agit de : « Transformation de soi en vue de la Transformation sociale » animé par Mgr Roger Houngbédji, Archevêque de Cotonou ; « La Fraternité dans le droit positif béninois », animé par Me Joseph Djogbénou, Président de la Cour Constitutionnelle ; « La vie Politique de Robert Schuman » animé par Remy, représentant l’ambassadrice de l’Union Européenne près le Bénin ; « La vie religieuse de Robert Schuman », animé par Mgr Aristide Gonsallo, Evêque de Porto-Novo. La journée a pris fin sur les échanges des panélistes avec les différents participants.
Arsène AZIZAHO (Coll)





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