Divagation des animaux domestiques dans les rues de Porto-Novo : Un phénomène créant des dommages aux usagers

Karim O. ANONRIN 1er septembre 2021

Circuler dans les rues de la ville aux trois noms (Xògbónoù, Adjatchè et Porto-Novo), la Capitale du Bénin sans rencontrer un chien, un mouton, un porc, un coq, une poule avec ses poussins et même un chat la nuit, pour ne citer que ces animaux domestiques est presque impossible. Il fut un temps, c’était la divagation des porcs qui battait le record. Malheureusement, ce phénomène de divagation des animaux perdure malgré l’asphaltage et l’aménagement des rues redonnant petit à petit à la ville un visage de Capitale digne de ce nom. Même l’administration publique reçoit la visite des animaux en divagation. Le pire est que ces animaux sont responsables de nombreux accidents de circulations chez les motocyclistes. Circuler donc à moto ou à vélo dans la ville de Porto-Novo requiert du motocycliste ou du cycliste, une grande attention au risque de se retrouver aux urgences du Centre hospitalier universitaire de Porto-Novo ou dans une quelconque clinique. Et ce n’est pas Alexis Zossou, un conducteur de taxi-moto communément appelé Zémidjan qui dira le contraire. « …C’est l’état dégradant des voies qui nous embêtait en plus des animaux en divagation. Maintenant, nous avons de belles rues, mais les animaux continuent de nous embêter. Les chefs-quartiers n’ont qu’à prendre leur responsabilité pour nous sauver la vie. Qu’on ramasse tous ces animaux qui sont apparemment sans propriétaires et qu’on crée une zone pour les héberger. Il est temps que les gens comprennent que pour développer cette ville et la rendre attrayante, les animaux ne peuvent plus être si libres comme si nous étions dans une Commune rurale. Trop c’est trop !... », a t-il ajouté. « Si je marche comme un handicapé aujourd’hui, c’est à cause d’un chien sorti d’une ruelle. J’étais en circulation seul sur ma moto quand le chien voulait traverser la voie. N’ayant pas d’autre alternative, j’ai dû le cogner. Malheureusement, c’est moi qui me suis retrouvé au sol avec une jambe cassé… », a dit Mesmin Kounou, un autre conducteur de taxi-moto. L’autre chose est que les animaux en divagation sont des pollueurs de l’environnement. Ils nous pourrissent la vie avec leurs excréments qu’ils laissent dans les rues. « …Parfois en pleine circulation dans cette ville, il arrive que l’on voit un usager de la route à moto ou en voiture quitter sa trajectoire en invitant les excréments de moutons ou des zébus que certains citoyens indélicats conduisent en pâturage vers les périphéries de la ville de Porto-Novo. Faites un tour vers les rails sur le boulevard du cinquantenaire pour vous rendre compte de ce que je dis… », témoigne Kodiri Alao, un habitant du quartier Sèto-Gbodjè à Porto-Novo. En dehors d’un communiqué sorti par le Maire de la ville de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, pour mettre en garde les propriétaires d’animaux domestiques en divagation sur les pertes qu’ils encourent, rien de concret n’est fait jusqu’à présent. Certainement que la phase de répression ne tardera pas à venir.





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