Exploitation économique des mineurs dans le littoral : Le coup de cœur des enfants et jeunes au préfet Alain Orounla

2 décembre 2021

Département du littoral, étape finale du Relais de plaidoyer des droits des enfants et jeunes. Le Mercredi 1er décembre 2021, sur l’initiative de l’Unicef-Bénin dans le cadre de son 75è anniversaire, le Préfet du Littoral Alain Orounla s’est prêté à l’exercice, celui d’écouter les enfants et jeunes sur les violations de leurs droits afin de prendre des engagements solennels. Pour le Chargé de communication de l’Unicef-Bénin, Hippolyte Djiwan, cette initiative se veut un cadre pouvant favoriser la cohésion intergénérationnelle en vue d’amplifier la voix des enfants. « Dans le cadre de la célébration des 75 ans de l’Unicef, nous nous sommes demandés ce que nous devons faire de différent pour accompagner les enfants et jeunes. D’où ce plaidoyer qui vise à donner aux enfants et aux jeunes non seulement une place mais aussi une voix », a-t-il ajouté
En termes de violation des droits des enfants, ceux du Littoral ont déploré leur absence dans les instances de prise de décisions. A en croire Deo Gratias Kouatonou, Porte-Parole des enfants, les groupes organisés d’enfants ne peuvent pas être enregistrés au Bénin. « Les enfants de moins de 18 ans ne peuvent pas fournir les pièces pour avoir un récépissé pour être ainsi reconnus officiellement comme organisation de la société civile. Cela limite notre capacité à participer pleinement et faire entendre notre voix », a-t-il déclaré. Eu égard à cela, il a plaidé pour une participation accrue dans les instances de décisions en reconnaissant les groupes organisés d’enfants comme Organisations de la société civile. Conscient du fait que la loi ne reconnait pas les organisations d’enfants au Bénin, le Préfet Alain Orounla a promis peser dans la balance pour que ce souhait devienne une réalité. « Nous allons aligner les associations d’enfants sur les instruments juridiques qui existent déjà….Je vais faire en sorte de créer un registre spécial pour l’enregistrement des organisations des enfants… », a-t-il promis.
Les jeunes du département pensent qu’il faut mettre fin à l’exploitation des enfants, notamment dans le marché Dantokpa. Selon Amen Bouba, U-Reporter et Représentant des jeunes, ces enfants sont privés de leurs droits à l’éducation, à la santé et à la protection. En réponse à leurs doléances, le préfet dit avoir démarré une lutte implacable contre la mendicité des enfants à Cotonou. Il s’engage également à décourager l’exploitation des enfants au Marché Dantokpa





Dans la même rubrique