Face au spectre d’une année blanche : L’intersyndicale de la maternelle et du primaire suspend sa motion de grève

Arnaud DOUMANHOUN 20 mars 2018

L’école ouvre à nouveau ses portes, et le spectre d’une année blanche disparait. Ils ont choisi la voie de la responsabilité pour sortir de l’impasse et sauver les meubles. Eux, ce sont les enseignants de la maternelle et du primaire qui méritent les hommages de la Nation. Pour avoir suspendu dans la nuit d’hier, la motion de grève en cours dans ce secteur de l’éducation et invité leurs pairs à reprendre le chemin des classes dès ce jour, l’Intersyndicale a prouvé que la paix des braves est encore possible dans un pays qui a une longue tradition démocratique. Car au finish, le jusqu’au-boutisme, c’est la Nation entière qui en ferait les frais. Les élèves, les parents, les enseignants et même l’Etat qui a déjà consentis un lourd investissement pour le compte de l’année scolaire 2017-2018, nul ne sera épargné. Heureusement, ils ont pris la mesure de l’enjeu.
« L’intersyndicale soucieuse de la souffrance des élèves, des parents, des enseignants et de la nation toute entière face au spectre d’une année blanche aux effets dévastateurs décide en toute responsabilité d’une suspension de la motion de grève de l’Imp ce 19 mars 2019 à partir de minuit… », ont déclaré Maxime Agossou, Fawaz Bakary, Marc Yetonon et cie, de l’intersyndicale de la maternelle et du primaire.

La voie à suivre…
Les enseignants des deux autres ordres d’enseignement à savoir, secondaire, technique et professionnel, ainsi que ceux du supérieur devraient emboîter le pas aux acteurs de la maternelle et du primaire. Il ne s’agit pas d’une guerre au terme de laquelle le vainqueur devrait brandir son trophée. Quand la République semble en péril, un sursaut patriotique est nécessaire pour éviter un naufrage aux conséquences incommensurables. L’arme de la grève ne saurait étouffer le devenir de toute une génération. En situation de crise, il faudrait savoir jusqu’où pousser le bouchon pour ne pas, finalement, perdre la face. Une cause peut être juste, mais défendue avec beaucoup de doigté, de responsabilité. L’intersyndicale de la maternelle et du primaire l’a compris. L’histoire leur en saura gré. Désormais, le peuple a son regard tourné vers les autres grévistes, notamment les magistrats, les agents de la santé et bien évidemment, le reste du corps du secteur de l’éducation. La patrie d’abord.





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