Filles vulnérables en période de COVID-19 : L’Ong Ssph-Ocpsp encadre les enfants en situation de vulnérabilité

Félix AGOHOUNGO 16 juillet 2020

L’éducation demeure l’arme la plus puissante contre le sous développement. C’est conscients de cette réalité, que les responsables de l’ONG Service des Sœurs pour la Promotion Humaine des Oblates Catéchistes Petites Servantes des Pauvres (SSPH-OCPSP) dont le siège se trouve à Abomey-Calavi ont fait parler de leur cœur en initiant le Projet d’Appui Scolaire aux filles vulnérables en période de COVID-19 au Bénin (PAS-COVID 19).

Le lancement officiel dudit projet s’est tenu hier mercredi 15 juillet à l’école de la mission catholique de Dassa. Objectif, contribuer à la réduction de l’échec scolaire des jeunes filles vulnérables en période de COVID-19 dans le département des Collines au Bénin, appuyé financièrement par l’ambassade de France au Bénin. A en croire monsieur Emmanuel Agoli-Agbo, responsable des programmes de l’ONG, le cours de renforcement scolaire est prévu pour 300 jeunes filles vulnérables à raison de 150 jeunes filles vulnérables des classes de CM1 pour le français et les maths et 150 jeunes filles vulnérables des classes de quatrième pour le français, l’anglais et les maths.
L’ONG entend donner un contenu concret à la maxime de Victor Hugo selon laquelle « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne ». Seulement, une bonne éducation d’un enfant n’a de sens que si elle est accompagnée d’une santé de l’apprenant. Mieux, l’enseignement à lui seul ne suffit pas pour faire de l’enfant un homme de demain. Ainsi, en plus de lui donner le savoir, il faut lui transmettre aussi le savoir-faire et le savoir-être qui lui imprime un changement comportemental pouvant l’aider à évoluer dans la société.
C’est pour cette raison, que SSPH-OCPSP a fait le choix de la sensibilisation sur l’utilité des gestes barrières à l’endroit de trois catégories d’acteurs à savoir 60 participants dans les arrondissements que sont Paouignan, Tré Dassa1 et 2. Il est aussi prévu la sensibilisation sur la problématique des grossesses en milieu scolaire, car dans les collèges d’enseignement général (Ceg), on enregistre de nos jours de nombreux cas de filles en situation de classe ayant été enceintées. Trois catégories d’acteurs avec 70 participants dans les arrondissements sont attendues. Pour sécuriser l’environnement des apprenantes, on a mis en place 20 dispositifs de lavage des mains et 10 boîtes à pharmacie sur les sites de la formation.
L’Ong a procédé à la distribution de masques aux filles et à l’encadrement. Chaque fille a droit à un repas par jour de formation. Selon le responsable des programmes, un suivi psychosocial sera offert aux bénéficiaires pour les renforcer. « Un test est prévu au début et à la fin pour évaluer le travail qui a été fait, cela pour savoir s’il y a eu amélioration », a ajouté monsieur Emmanuel Agoli-Agbo. Au lancement du projet, le maire de la localité, monsieur Kotchami Nicaise Fagnon a remercié les responsables de l’ONG pour cette œuvre salvatrice avant de prodiguer de bons conseils aux jeunes filles. Les autres intervenants ont tous abondé dans le même sens que le maire.





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