Gestion technologique et informatique dans les SFD : ADAPAMI se projette sur une meilleure rentabilité par les microfinances

15 décembre 2022

Le projet ADAPAMI est résolu à appuyer les microfinances partenaires dans l’optique d’une professionnalisation des services offerts aux populations et à leur rentabilité. Hier à Majestic de Fidjrossè à Cotonou, avec l’appui de la DID, entendez Développement international Desjardins, elle a organisé à l’endroit des acteurs bénéficiaires, un atelier sur les pratiques de gestion pour une meilleure rentabilité de la technologie au sein des Services financiers décentralisés (SFD). Durant une journée de travail, il a été question de la projection sur les défis identifiés et liés au virage technologique amorcé depuis quelques années.
Pour le Directeur du projet ADAPAMI Bénin, Maurille Maurice Couthon, l’atelier ne vise pas seulement à faire le bilan des interventions et appuis technologiques de ADAPAMI dans les SFD mais aussi et surtout, trouver des réponses adéquates aux problèmes qui se posent par rapport à la rentabilité de la technologie dans les SFD. Aussi, a-t-il espéré que les échanges entre les professionnels permettent d’identifier les pistes de solutions à la lancinante problématique de la rentabilisation des opérations des SFD sous la contrainte des exigences en lien avec les investissements dans la technologie. « Au regard des résultats de l’équipe de consultants, de vos pratiques, des leçons tirées, de vos différentes expériences en technologies, à succès ou non, je vous exhorte à apporter vos contributions, à l’amélioration de la rentabilité de vos SFD respectifs », a-t-il ajouté.

A sa suite, le Directeur des opérations et programmes représentant l’Association professionnelle des Systèmes financiers décentralisés (APSFD), Jean Dah Hounnon a noté que le développement des TIC a permis de révolutionner l’inclusion financière et promouvoir l’autonomisation des femmes. Mais, à l’en croire, il y a un investissement à réaliser par les institutions financières en général et les SFD en particulier. Mais avant de se lancer dans ce processus, il s’est interrogé sur le nombre d’institutions financières qui s’asseyent pour réfléchir à la démarche, à la méthodologie à observer, afin de pouvoir faire des investissements judicieux qui ne vont pas empiéter sur leurs rentabilités. Tout en invitant les participants à l’atelier à mûrir les réflexions avant de pouvoir poser des actions, Jean Dah Hounnon n’a pas manqué de remercier le projet ADAPAMI et de saluer les efforts accomplis pour les accompagnements sur les plans techniques et technologiques des SFD partenaires. Il est à souligner que l’exposé des consultants Georges Zola et Fréjus Gbaguidi qui s’en est suivi, a permis aux participants d’être mieux édifiés sur la problématique soumise à leur attention et en retour, de pouvoir apporter leurs contributions pour un avenir plus rayonnant dans la gouvernance des SFD en liant avec l’utilisation d’une technologie adaptée et plus bénéfique à leur contexte.





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