Gildas TOSSOU sur le programme GehSU : « L'objectif est de montrer qu'on peut relancer le génie en herbe en milieu scolaire, à partir du CE1 et comment s'y prendre surtout ».

Patrice SOKEGBE 8 juin 2020

Le Génie en herbe est une compétition pédagogique d’origine québécoise mettant en compétition deux équipes de quatre joueurs devant répondre, souvent le plus rapidement possible en appuyant sur un bouton-réponse, à diverses questions de culture générale. Si péda= enfant et gogie= l’art d’enseigner aux enfants, le génie en herbe est l’art d’enseigner la culture générale aux enfants. C’est fort de cela que le Président de l’ONG Globale Vision 229 à travers son Programme Génie en herbe en milieu Scolaire (GehSU) propose une démarche pédagogique d’instauration des classes de génies en herbe dans le programme scolaire du Bénin. Conscient de ce qu’apporte le Génie en herbe dans la formation de l’enfant, il estime que c’est par le seul jeu cerebro-ludique qu’on pourra non seulement favoriser l’émulation, la stimulation intellectuelle et l’esprit d’initiative des enfants mais aussi leur fournir des connaissances et outils linguistiques permettant de manipuler la langue de Molière relevant ainsi leur niveau et par ricochet, un espoir pour le Bénin de retrouver ses lettres de noblesse, ; celles du Quartier Latin de l’Afrique. Dans sont argumentaire, il propose la modification de la démarche classique des canadiens en y associant des disciplines scolaires comme l’éducation sociale, L’éducation scientifique et technologie, le français et les mathématiques relatifs au niveau scolaire de l’enfant mais aussi des connaissances et techniques relatives au pré requis et à la préconception qui serviront de fil d’Ariane et pour l’enseignant et pour l’apprenant sur la leçon. Des réponses sur la décentralisation, la culture et l’actualité du Bénin que l’enfant vit au quotidien pourront attirer son attention et l’amèneront à s’intéresser davantage au jeu étant donné que l’enfant c’est le jeu et que le jeu permet de connaître l’enfant. Tout se passera de manière à ce que l’écolier perçoive le génie en herbe comme un prolongement de la leçon enseignée. Dans la mise en œuvre du programme, il propose de 30 à 60 minutes, une démarche structurée en deux compétences disciplinaires. La première comporte 50% des questions de culture générale et 50% de questions sur les champs de formation enseignée en classe. Au niveau de la deuxième compétence disciplinaire, l’apprenant est soumis à 90% des questions scolaires et 10% des questions sur le Bénin. Au bout de cette évaluation, non seulement l’apprenant connaît son pays mais on le détecte génie dans une discipline scolaire donnée où on doit cependant l’encourager et le préparer à y exceller dans cette discipline et à défendre son équipe dans son domaine lors des compétitions locales, nationales et internationales. Cette démarche dite académique sera suivie jusqu’en 3ème. À partir de la seconde, l’apprenant est suffisamment outillé et pourra faire sans heurts le génie en herbe professionnel.
Par ces vents de réformes, je voudrais lancer un appel au chef de l’état à travers le Président du Conseil National de l’Education à prendre à cœur ce secteur qui est sa priorité selon la constitution mais aussi les classes culturelles introduites par le ministère du tourisme, de la culture et des arts. Le soutien indéfectible des anciens herbogenistes contribueront à relancer ce jeu en milieu scolaire en vue de réformer le blason de l’éducation béninoise.
Gildas TOSSOU, Président de l’ONG Globale Vision 229





Dans la même rubrique