Hygiène sexuelle des jeunes filles en milieux défavorisés : L’Ong Tsorea sensibilise sur les avantages des serviettes sanitaires lavables

Isac A. YAÏ 23 juillet 2019

Dans le cadre de la mise en œuvre de son plan annuel d’actions, l’Ong Tsorea, a organisé ce samedi 20 juillet 2019 dans son centre d’incubation à Danto dans la Commune d’Akpro-Missérété, une séance de sensibilisation auprès des jeunes filles élèves et apprenties puis de jeunes dames sur la fabrication et l’usage d’un autre type de serviettes hygiéniques pour femmes en menstrues. Il s’agit de serviettes sanitaires communément appelées couches, fabriquées sur place avec une technologie importée du Canada. Contacté, le président de l’Ong Tsorea, Mathieu Faton, a précisé les tenants et aboutissants de cette initiative. « ..Nous avons organisé cette séance de sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène sexuelle avec l’utilisation des serviettes lavables non jetables. Il s’agit d’une activité qui est très chère à l’Ong Tsorea. En fait, les serviettes sanitaires lavables que nous proposons à ces jeunes filles élèves ou apprenties de petits métiers lui permettent d’éviter de tacher leurs habits pendant leurs menstrues pour défaut de moyens. Tout en offrant lesdites serviettes aux filles, nous apprenons à d’autres femmes volontaires la fabrication pour leur donner la chance d’être autonomes voire d’en faire leur activité génératrice de revenus. Il s’agit là du fruit d’une longue recherche de mon épouse et moi… », a déclaré Mathieu Faton. Poursuivant dans le même sens, le président de l’Ong Tsorea, Mathieu Faton, a mis un accent sur les objectifs poursuivis en organisant cette séance de sensibilisation. Selon lui, plusieurs élèves filles dans les milieux défavorisés sèchent les cours parce qu’elles sont dans l’incapacité de se procurer des couches dans le commerce. Idem pour les jeunes filles en apprentissages dans les ateliers de coutures, de coiffures ou autres métiers. Pour les jeunes élèves filles, plusieurs se retrouvent avec de mauvais résultats scolaires du fait de leur absentéisme ; ce qui amène certaines d’entre elles à abandonner les bancs de façon précoce.

Mais il n’y a pas que dans le domaine de l’hygiène sexuelle que l’Ong Tsorea intervient depuis sa création. « …Mon épouse Sylvie et moi avons toujours nourri le rêve de faire la différence auprès des personnes les plus vulnérables au Bénin. Toutefois, nous ne voulons pas encourager la culture du don. Nous avons plutôt opté pour l’autonomisation des personnes que nous assistons. Nos activités se divisent en 3 grandes catégories. La première catégorie prend en compte le soutien aux enfants vulnérables tels que les orphelins, les enfants souffrant de la malnutrition, les femmes enceintes vulnérables, ainsi que les enfants qui grandissent en prison. La deuxième catégorie prend en compte la valorisation de la fertilité des sols pour la production agro-pastorale à travers notre ferme ; ce qui nous permet de contribuer à la lutte contre la faim et la malnutrition. Enfin, la troisième catégorie concerne la conception et la distribution des services sanitaires lavables pour l’hygiène sexuelle des filles des milieux défavorisés. En dehors de tout ceci, nous organisons aussi plusieurs autres activités de façon ponctuelle, hebdomadaire, mensuelle et annuelle dans le sens de la valorisation des ressources humaines pour l’épanouissement dans les communautés où nous intervenons. L’Ong Tsorea fonctionne entièrement sur les dons dont la majorité provient du Canada où nous résidons en partie puisque nous sommes aussi très fréquents au Bénin… », a précisé le président de l’Ong Tsorea.





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