Impacts du Coronavirus : La solitude des restauratrices à la plage de Fidjrossè

La rédaction 25 août 2020

En raison de l’interdiction de fréquentation des plages depuis au moins deux mois, du fait de la Covid-19, les restaurants de Fidjrossè broient du noir. Reportage.

Plage de Fidjrossè. Ce dimanche, tout est désert. Impossible d’aller loin sans être interpellé par la Police Républicaine. La tendance est pareille le long de la côte. Même à l’opposé, dans les restaurants, l’atmosphère est morose. Rolande, une restauratrice à proximité de la plage ne fait plus du chiffre. « Depuis que la Covid 19 est arrivée, je ne vends plus. Les gens ne viennent plus à la plage car les policiers les renvoient souvent », commence-t-elle à narrer.
Cette jeune dame, au regard triste a spontanément la nostalgie de ces moments où la plage grouille de monde en week-end, avec surtout en ces temps de vacances scolaires, des activités culturelles qui s’enchaînent, les unes après les autres. « Je venais à 12h et à mon arrivée les clients arrivaient sans interruption de sorte qu’à 15h le repas finissait. On prépare un autre et ça finit encore. Maintenant à cause de la Covid 19, la nourriture de midi reste jusqu’à 00h voire le lendemain. Il y a juste quelques clients fidèles qui viennent. Vraiment, que le président nous aide », se plaint-elle.

« Nos chiffres d’affaires ont chuté »
Rolande est loin d’être la seule restauratrice à vivre cette morosité économique ambiante, le long de la plage de Fidjrossè. Un tour dans plusieurs autres restaurants, petits et grands, et le constat est le même. Les gestionnaires ont du mal à être consolés. Depuis l’avènement de la covid-19, nos chiffres d’affaires ont chuté à cause du manque de clientèles. D’ordinaire, on reçoit beaucoup de clients surtout en période de fêtes », se désole Louise Agbo. Cette situation est préjudiciable pour ces dames. Ce commerce représente leur principale source de revenus grâce à laquelle elles on fait plusieurs réalisations. « C’est grâce à cette activité que j’ai pu acheter une parcelle et bâtir ma maison, surtout assurer la scolarisation de nos enfants », dit-elle fièrement.
Sur la plage, les restaurateurs n’ont plus le cœur à l’ouvrage. Pour limiter les dégâts, les bonnes dames prennent leurs dispositions. « Pour éviter des pertes, nous ne préparons plus beaucoup comme avant et nous portons nos masques. Nous avons aussi installé des dispositifs de lavage des mains. De plus, les clients viennent munis de leurs masques de protection », rassure Rolande. A l’unanimité, elles appellent le Gouvernement à l’aide pour une porte de sortie de crise.
Freddy AKPO (Stag)





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