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Innovation de la commission nationale d’assistance aux réfugiés : Les réfugiés sensibilisés sur les violences faites aux femmes

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La commission nationale d’assistance aux réfugiés a renforcé la capacité des refugiés vivant au Bénin sur les violences basées sur le genre, les violences faites aux femmes et les voies de recours. A travers une communication riche, les participants à cette séance d’échanges ont compris les causes et les conséquences des violences faites aux femmes. Pour l’orateur principal, Florent Maroya, les causes sont de plusieurs ordres. « Nous avons des causes qui relèvent de nos pondérations socio-culturelles, des considérations que nous avons inculquées à nos enfants. Il s’agit des questions de supériorité, des rapports sociaux entre les hommes et les femmes », a-t-il dit. L’autre cause non moins négligeable, c’est la pauvreté de la femme qui limite son autonomisation. De ce point de vue, explique-t-il, les femmes, à cause de leur dépendance, sont contraintes de subir ces types de violences.
Pour Florent Maroya, le phénomène persiste parce que certains auteurs agissent pour la plupart du temps par ignorance. Or, dans notre pays, affirme le communicateur, « Nous avons une loi qui réprime tous auteurs ou complices d’actes de violences faites aux femmes en République du Bénin. Il s’agit notamment de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin. Ce phénomène persiste à cause certaines considérations socio-culturelles, à cause de certaines faiblesses que nous pouvons noter au niveau de l’arsenal juridique. Ceci, en ce sens que certains auteurs ne sont pas forcément conformément à la loi. Nous sommes dans un pays où les affinités règnent en maître. Mais, j’avoue qu’un travail formidable est en train d’être mise en œuvre au niveau de nos juridictions. Il s’agit notamment des questions de viol. C’est systématique et automatique. L’autre difficulté, c’est que les victimes, lors du processus, viennent nous voir, compte tenu des pressions qu’elles subissent, pour dire qu’elles veulent suspendre ce processus. Parce qu’elle craint des conséquences au plan conjugal et familial. Nous devons prendre en compte ces aspects. Mais dans l’un ou dans l’autre cas, nul n’est au-dessus de la loi. Donc, la loi doit s’appliquer à tous. Que nous soyons nationaux ou étrangers, elle s’impose à tous ».

Les voies de recours
Pour le communicateur Florent Maroya « Nous partageons avec nos amis étrangers les voies de recours en cas de violences faites aux femmes. Lorsqu’ils sont témoins ou victimes d’un cas de violence, ils peuvent se porter vers les structures de prise en charge. La première structure en la matière, c’est le ministère des affaires sociales à travers les Centres de promotion sociale. Le ministère ne travaille pas de façon isolée. Il travaille en synergie avec d’autres ministères sectoriels, notamment le ministère de la sécurité publique, à travers la Police Républicaine, le ministère de la santé qui s’occupe de la délivrance des certificats médicaux, le ministère de la justice pour la répression. Lorsque nous nous intéressons aux cas spécifiques des réfugiés, vous avez le ministère des affaires étrangères. Nous avons également le ministère de l’éducation, parce que les violences au plan éducatif sont d’actualité. Là, c’est aussi un niveau d’apprentissage. Bien d’autres ministères interviennent également. Les Osc jouent dans la chaine un rôle très déterminant dans la promotion des droits de la femme, des droits de la personne humaine en général et des droits des filles en particulier. Vous avez également les partenaires techniques et financiers qui accompagnent tous ces ministères sectoriels et ces Osc »

15-11-2018, La rédaction


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