Institut National de la Femme : Le mandat juridique et judiciaire de l'organisation au cœur d'une causerie

21 avril 2022

L’Institut National de la Femme a organisé ce mardi 19 avril une causerie débat sur son mandat juridique et judiciaire à Novotel Hôtel de Cotonou. Un moment rempli de partages d’expériences et de propositions pour une meilleure lutte contre les violences basées sur le genre (VBG).

Informer les différents partenaires sur la mission de l’institut et recueillir, leurs préoccupations éventuelles. Tel est l’objet de cet événement qui a réuni plusieurs acteurs du monde de lutte contre les VBG dont la ministre chargée des affaires sociales Dr Véronique Tognifodé, Claudine Prudencio, présidente dudit institut et de plusieurs responsables des organisations de la société civile du Bénin. A travers trois (03) présentations, les participants se sont approprié les missions, principales attributions et organisation structurelle de l’INF ; les volets juridiques et judiciaires ainsi que l’assistance de l’INF aux victimes ; pour finir par l’application de la nouvelle loi relative aux infractions commises à raison du sexe. Ces présentations ont été respectivement animées par la présidente de l’Institut, la secrétaire exécutive Me Bokpe Gnancadja et le procureur de la République près le tribunal d’Abomey-Calavi Me Aubert Kodjo. « L’institut a un devoir d’assistance aux victimes de discrimination. Il œuvre à la promotion de la femme aux plans politique, économique, social, juridique et culturel aussi bien dans la sphère publique que privée et à lutter contre toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard de la femme>>, a confié Claudine Prudencio avant d’énumérer que l’une des priorités de l’institut est d’arriver à "zéro violence basée sur le genre". Une réalité ou une utopie, demandera Inès Facia, aux panelistes. La communication de la secrétaire exécutive a permis d’avoir une connaissance exacte de la clinique juridique et judiciaire du Bénin pour réussir cette lutte. Le procureur de la République, quant à lui, s’est beaucoup plus appesanti sur l’application de la loi et les difficultés auxquelles sont confrontés les différents acteurs. Il a saisi l’occasion pour formuler quelques propositions pratiques pour accompagner l’institut dans l’atteinte de ses objectifs. A tour de rôle, les participants responsables délégués des Osc ont posé de nombreuses préoccupations sur les différents freins à la dénonciation des Vbg, la prise en charge sanitaire et psychologique des victimes après leur renvoi du domicile, ainsi que des Vbg sur les réseaux sociaux. Ils ont effectué des suggestions et plaidoyers pour une réussite de l’objectif "Zéro violence" que s’est assigné l’institut. Ces différentes recommandations sont axées entre autres sur l’allégement des procédures de dénonciation notamment la gratuité complète du certificat médical, la sensibilisation de tous les acteurs y compris les agents de santé et les agents des CPS et la réintégration. L’institut est également invité à se pencher sur la prévention des Vbg ainsi que sur la présence d’homme au sein de son administration puisqu’ « on a besoin des hommes pour bien mener cette lutte », a rappelé une participante. La ministre des affaires sociales, présente à la causerie, a présenté le rôle de son ministère ainsi que sa totale disponibilité aux côtés de l’INF pour la réussite de la mission qui lui est assignée par le chef de l’État, SEM Patrice Talon.
Paul FANDJI (Stag)





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