Investigation sur les faits de corruption : La société civile et l’upmb subventionnent des journalistes

Bergedor HADJIHOU 29 juillet 2020

Le programme d’appui à la lutte contre l’impunité et au renforcement de l’Etat de Droit en République du Bénin (PALIRED) et le projet 2D (Détection et Dénonciation) Corruption avec l’appui organisationnel de L’Union des Professionnels des Médias du Bénin ont lancé le concours d’appui à la presse pour des enquêtes sur des faits de corruption au Bénin ce mardi à la maison des médias de Cotonou. Cette initiative fiancée par l’Union Européenne fait suite à une formation des journalistes sur l’investigation en matière de corruption.

L’upmb et la société civile tiennent parole. En formant 120 journalistes il y a quelques semaines aux techniques d’investigation en matière de lutte contre la corruption, la société civile et les associations professionnelles des médias avaient promis une phase pratique accompagnée des bourses de production. La présidente de l’upmb dont la mandature s’est attribuée la mission principale de donner un coup de fouet à la formation des hommes des médias, espère que les fruits tiendront la promesse des fleurs : « Il faut que nous ayons l’embarras de choix au moment d’étudier les dossiers. C’est le temps de retrousser nos manches après la formation et d’aller montrer ce dont nous sommes capables sur le terrain. La tâche n’est pas aisée et je vous souhaite beaucoup de courage », s’est ainsi adressée Zakiath Latoundji à ses militants. C’est le moment de saluer l’engouement de plus en plus grand des journalistes pour l’investigation. « Nous ne doutons pas de la mobilisation, du professionnalisme et de la responsabilité de tous pour utiliser à bon escient les subventions qui seront octroyées pour le plus grand bien de la bonne gouvernance au Bénin », a affirmé le secrétaire exécutif de Social Watch Bénin. Le concours va se dérouler en trois étapes. D’abord, les journalistes qui ont suivi la formation uniquement vont déposer leurs dossiers de candidature composés d’un synopsis, un plan d’enquête et un budget prévisionnel. Ensuite, ceux dont les sujets sont retenus iront sur le terrain appuyés d’un soutien financier allant de cent cinquante (150) mille à deux-cents cinquante (250) mille francs cfa selon la catégorie médiatique choisie. Enfin, l’apothéose sera une soirée de gala au cours de laquelle les meilleures productions seront primées. A terme, soixante (60) productions de presse sur les infractions économiques au Bénin seront appuyées sur trois ans et donc à l’horizon 2022.





Dans la même rubrique