Journée internationale de la liberté de presse : L’ODEM appelle à la responsabilité des acteurs des médias

La rédaction 4 mai 2021

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la liberté de presse, édition 2021, l’Observatoire de la Déontologie et de l’Ethique dans les Médias (ODEM) a échangé avec les professionnels des médias béninois. Cette rencontre a eu lieu hier à Akpakpa, siège de l’institution, autour du thème : « dégringolade du Bénin dans les classements RSF : responsabilité des acteurs et approches de solutions ».

S’interroger sur le mal-être de la presse béninoise dont la dégringolade dans les classements de Reporters Sans Frontières est un indicateur. Voilà ce à quoi les professionnels des médias du Bénin se sont consacrés ce 3 mai sous l’égide de l’Odem. « Loin de s’arracher les cheveux, ce rang de la presse béninoise doit amener les parties prenantes à s’interroger, à poursuivre les réflexions. La bonne santé de la presse béninoise sera tributaire de l’implication et de l’accompagnement responsables et effectifs de tous : professionnels des médias, faîtières, Haac, Gouvernement, etc. », a déclaré René Adeniyi, Président de l’Odem. A l’en croire, dans un environnement marqué par une forte précarité qui fragilise le journaliste béninois et par voire de conséquence l’expose à la manipulation, il faut une autonomisation des maisons de presse et encourager la culture de la qualité, de la probité, de la responsabilité et du professionnalisme. Les défis sont donc importants et la marche de la presse béninoise est encore longue. Au cours de ces échanges, un accent a été mis sur la couverture de la présidentielle de 2021. L’Odem a tenu à décerner aux professionnels des médias son satisfécit. « La presse béninoise a accompagné avec professionnalisme et responsabilité tout le processus ayant conduit à l’organisation de l’élection présidentielle. Ce qui d’ailleurs lui a valu des lauriers du Président de l’institution en charge de l’organisation des élections, la Cena et mieux encore les compliments du Président de la République », a-t-il précisé. En espérant que l’environnement des médias au Bénin s’améliore et soit davantage favorable à l’exercice du journalisme, l’ODEM, à l’occasion de la célébration formule le vœu d’une presse béninoise plus libre, responsable et au service de la communauté béninoise.
Au présidium, il y avait Guy Constant Ehoumi, Joël Atayi-Guèdègbé et Herbert Houngnibo. D’entrée, Joël Atayi-Guèdègbé, acteur de la société civile, ancien conseiller de l’ODEM, s’est réjoui des efforts de formation des journalistes dans les écoles. « Une démocratie cesse de vivre quand la presse accepte de s’aliéner’ », a-t-il déclaré pour ainsi dire que les efforts doivent être poursuivis pour la professionnalisation du métier et le raffermissement de la liberté de la presse au Bénin. Herbert Houngnibo condamne le fait que des médias qui ont des démêlés avec des personnalités, et devant les tribunaux, aient gagné des procès, mais hélas sont empêchés d’exercer. C’est pour lui un indicateur que la presse est encore en difficulté au Bénin. Marie-Richard Magnidet a aussi pris part aux débats et plaidé pour des médias autonomes.
Yves TCHEKPO & Aichath SALOU (Stags)





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