Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme : « Nous devons tous nous mobiliser pour éliminer le mal », dixit Benjamin Hounkpatin

26 avril 2021

« Zéro palu ! Tirer un trait sur le paludisme ». Tel est le thème de la journée mondiale de lutte contre le paludisme célébré hier dimanche 25 avril 2021. A l’occasion, le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin a, dans son message, insisté que le paludisme reste et demeure un véritable problème de santé publique avec le nombre de pertes en vies humaines, son impact social et économique et par conséquent le retard au développement qu’il occasionne. Pour éliminer le paludisme à l’horizon 2030, le gouvernement, conscient des risques que fait courir ce fléau à la population en général, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes en particulier, a classé la lutte contre le paludisme au rang de ses priorités.

Message du Ministre de la Santé à la nation dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme JMP quatorzième édition (JMP14).
Béninoises, Béninois, Chers compatriotes.
Notre pays le Bénin, à l’instar de la communauté Internationale va célébrer demain dimanche 25 avril 2021, la quatorzième édition de la Journée Mondiale de lutte contre le Paludisme (JMP14).
Le thème choisi cette année est « Zéro palu ! Tirer un trait sur le paludisme ».
Ce thème nous impose à prendre conscience des responsabilités d’abord individuelles puis collectives pour une lutte efficace, pouvant inverser les tendances contre cette maladie.

En effet, le paludisme reste et demeure un véritable problème de santé publique avec le nombre de pertes en vies humaines, son impact social et économique et par conséquent le retard au développement qu’il occasionne. En 2019, selon les résultats de l’annuaire statistique du ministère de la santé, 46,1% des consultations et 40,8% des hospitalisations sont dues au paludisme. Il a été enregistré dans nos formations sanitaires deux millions trois cent trois milles cinq cent trois (2.303.503) cas de paludisme simple confirmé dans la population en générale et dont plus de la moitié chez les enfants de moins de cinq ans. Cent quatre-vingt-seize mille trente-quatre (196.034) cas graves ont été notifiés avec trois milles deux cent trente-quatre (3234) décès dont plus de la moitié également surviennent chez les mêmes cibles.

Pour éliminer le paludisme à l’horizon 2030, le gouvernement de son excellence le Président Patrice Talon, conscient des risques que fait courir ce fléau à la population en général, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes en particulier, a classé la lutte contre le paludisme au rang de ses priorités.

Chers compatriotes,
Il importe de souligner que le paludisme est une maladie non seulement traitable mais aussi évitable lorsque les mesures de prévention sont respectées.
C’est pourquoi le gouvernement de son excellence le Président Patrice Talon s’emploie à mettre en place les mesures visant à assurer la protection de la population contre les piqûres de moustiques responsables des cas de paludisme. Il s’agit entre autres :
- de la couverture universelle à travers l’organisation tous les trois ans des campagnes de distribution gratuite de moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action à tous les ménages du pays dont la dernière édition a eu lieu en 2020 ;
- de la distribution continue des moustiquaires à travers les consultations prénatales et les vaccinations ;
- de la pulvérisation intradomiciliaire (PID) dans les zones sanitaires Djougou-Ouaké Copargo et Kandi-Gougounou-Ségbena et
- de la chimioprévention du paludisme Saisonner (CPS) qui a démarré dans deux zones sanitaires en 2019 à savoir Tanguiéta Matéri Cobly, Mallanville -Karimama étendue en 2020 à deux nouvelles zones que sont Banikoara et Kandi Gougounou Ségbéna, puis en 2021 à deux nouvelles zones sanitaires Natitingou-Toucountouna-Boukoumbé et Kouandé-Kérou-Pehunco.
Il s’avère nécessaire, qu’un accent particulier soit mis sur le volet assainissement fortement mis en œuvre par le Gouvernement à travers l’asphaltage et les nombreuses réformes entreprises dans l’aménagement du territoire national qui autrefois favorisaient la multiplication des gites larvaires.
Les efforts ont été consentis également dans la prise en charge des cas à travers une prise en charge communautaire, le renforcement du diagnostic, le traitement des cas de paludisme simple et de paludisme grave dans les formations sanitaires publiques et privées par des molécules appropriées.
Toutes ces mesures associées à l’engagement de toutes les parties prenantes en particulier la communauté, devraient amener à coup sûr à l’élimination du paludisme.
C’est pourquoi je voudrais attirer l’attention de la population sur l’adhésion aux différentes méthodes de lutte mises en place par le ministère de la santé pour lutter contre cette maladie. Je veux citer l’utilisation effective des MIILD distribuées, l’assainissement de notre cadre de vie, le recours rapide aux soins, l’arrêt de l’automédication.
Ainsi le thème de cette année « Zéro palu ! Tirer un trait sur le paludisme. » pourrait devenir une réalité avec l’implication active et l’engagement de toutes les parties prenantes dans la lutte contre le paludisme.
Par ailleurs, il est important de souligner qu’au moment où le monde entier lutte pour faire face à la COVID-19, il existe un important risque que les programmes de prévention et de traitement du paludisme soient perturbés. J’exhorte donc toute la population à une utilisation effective des services de santé car chacun doit prendre ses responsabilités dans la lutte contre le paludisme et que plus personne ne meurt d’une simple piqûre de moustique.
Nous sommes tous individuellement et collectivement responsables de la lutte contre ce fléau.
Nous devons tous nous mobiliser pour éliminer le paludisme





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