Libération de la berge lagunaire : Le charme de Cotonou sans compromis

La rédaction 17 août 2022

Le préfet du département du Littoral et son équipe ont effectué une descente sur la berge lagunaire de Cotonou début week-end écoulé pour réclamer aux occupants sa libération. Cette démarche caractérisant la réalisation sans compromis, s’inscrit dans la droite ligne du processus de changer le visage de la grande ville.

La descente d’une délégation préfectorale sur la berge lagunaire de Cotonou est bien porteuse d’un message clair. Le projet de réalisation destiné à la grande ville dans ces entrefaites ne peut pas se faire à demie mesure. La métamorphose de la grande métropole économique dont le peuple savoure déjà la fierté ne saurait aller à son aboutissement heureux sans procéder à la libération des espaces publics qui ne laissent pas en marge la berge lagunaire. Alain Orounla, préfet du Littoral, a lui-même conduit la délégation qui a porté l’impérative annonce aux occupants qui font régner en maître une vie de foutoir. En tout cas, tout, sauf ce qui peut rendre attrayante une cité. Le constat de visu de l’autorité préfectorale n’a fait que résumer l’installation anarchique tutoyant l’insalubrité, des passages occupés par des madriers à vendre, un repaire des divorcés sociaux, l’implantation périlleuse des dépôts du carburant de la contrebande et du gasoil et la liste n’est pas exhaustive. Si le message de relogement porté aux occupants de la berge lagunaire dénote de la volonté de l’actuel gouvernement à transformer Cotonou en vitrine du Bénin, il n’en demeure pas moins que rien ne peut se dresser sur le chemin du chef de l’Etat qui est déterminé, telle une course contre la montre, à aller au bout de sa volonté contenue dans le volet 2 du Programme d’actions de son gouvernement. C’est sans doute un signal fort aux récidivistes comme il est constaté au stade de l’amitié Général Mathieu Kérékou de kouhounou. Autrement le jour J pourra sans ambages les prendre au dépourvu comme cela a été le cas de l’autre côté de la route des pêches. L’aménagement du cadre de vie en vaut la peine. C’est apporter une source de plus à l’économie à travers la mise à disposition des sites susceptibles d’une affluence touristique. La séduction des bailleurs qui auront la confiance d’investir pour le développement pourrait également passer par là. Du moins, c’est le Bénin qui en sortirait gagnant et fier.
Fidégnon HOUEDOHOUN





Dans la même rubrique