Litige domanial et saisine de la Criet : 175 ha opposent un individu au collectif des acquéreurs de parcelle et propriétaires terriens de Glo Djigbé

Adrien TCHOMAKOU 24 septembre 2019

175 Ha de parcelles pour un seul individu ? L’affaire suscite depuis peu des remous au point de conduire à la saisine de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ainsi, le collectif des acquéreurs de parcelles et propriétaires terriens de Glo-Djigbé souhaite que la lumière soit faite dans ce dossier qu’il appelle « une vaste escroquerie ». En effet, selon la plainte adressée au Procureur Spécial de la Criet contre six personnes dont trois experts géomètres et le prétendu propriétaire des 175 ha, les plaignants fustigent la destruction de leurs biens par un bulldozer au motif qu’ils occupent un domaine qui appartient à autrui.
Une situation qu’ils ont du mal à comprendre après avoir vécu pendant plus de 25 ans pour la plupart sur ce domaine qui abrite plus d’une centaine de maisons assorties de titres fonciers. Mieux, selon les signataires de la plainte, au nombre des parcelles concernées, il y en a qui ont été l’objet de jugement de droit de propriété foncière ayant abouti à la production de grosses. Alors, soupçonnant des manœuvres frauduleuses, la Criet a été saisie pour tentative de spoliation, complicité de tentative de spoliation, destruction de bornes par des engins lourds, destruction de plants, destruction de cultures vivrières et d’arbres fruitiers. « Nous sommes devant une situation de déni de droit de propriété aux paisibles acquéreurs et propriétaires de terrains savamment organisé par une bande d’escrocs, sans repère, à un moment bien choisi où le Gouvernement du Président Patrice Talon a entrepris les travaux de construction de l’Aéroport International de Glo-Djigbé », fustigent-ils.
Dans cette affaire qui suscite de l’indignation chez les acquéreurs de parcelles et propriétaires terriens de Golo-Djigbé et Kansounkpa-Dodja, ceux-ci ont aussi saisi le Président de l’ordre des Géomètres-Experts. Ils n’attendent qu’une suite soit accordée à leur plainte pour que la lumière soit faite sur cette affaire et que si escrocs il y a eu, ces derniers soient sanctionnés avec la dernière rigueur.



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