Lois pour la protection et la promotion du genre : Trop de place à la femme, les yeux fermés sur les risques

Angelo DOSSOUMOU 22 octobre 2021

Misogyne ? Non. Mais, le doute recommande la prudence. Car, s’il est bien beau de multiplier des lois sociales, politiques pour peut-être briser une hiérarchie naturelle établie et donner une place de choix à la femme, il est cependant judicieux de se poser la question de savoir si le sexe dit faible est prêt à assumer son nouveau statut notamment sur les plans compétence, dynamisme, moral et éthique. Déjà, il est à noter que sur le plan politique, elles auront vraiment voix au chapitre à la prochaine Assemblée nationale avec les 24 sièges garantis sur les 109 par les nouvelles dispositions légales. Seulement, il est très tôt d’applaudir ce cadeau. Ceci, tout simplement parce qu’au plan politique, la gent féminine, à quelque exception près, a du mal à disposer d’un électorat sans être portée par un homme puis, quand elle y arrive, à s’affirmer comme cela se doit au Palais des gouverneurs.
Pourtant, et même s’il faut les compter du bout des doigts, ce ne sont pas des promotions à des positions préférentielles qui ont manqué. S’il est vrai que la loi dispose surtout pour l’avenir et que nos filles et sœurs n’en demandaient pas mieux, il serait cependant important qu’un travail surtout éducatif, sociologique se fasse afin de naturellement réduire le fossé entre la place accordée à l’homme par rapport à celle de la femme. Malheureusement, malgré le forcing des lois, les mentalités demeureront pour encore longtemps. C’est donc loin d’être gagné d’avance puisque ce n’est pas du jour au lendemain qu’on efface des pratiques ancestrales pour s’acoquiner de celles d’autres civilisations dites modernes.

Ouvrons les yeux !
D’ailleurs, ce n’est pas tout ce qui vient de l’autre côté de l’Atlantique qui sied à nos réalités et aidera nos pays à se développer. Bien au contraire. Et c’est en cela que les dernières lois relatives au harcèlement et à l’avortement peuvent susciter de réelles inquiétudes. S’il faut être d’accord que beaucoup de vie sont arrachées et d’avenir brisé à cause du harcèlement et des avortements clandestins, il n’en demeure pas moins que c’est une porte ouverte à l’immoralité et à la débauche. Alors, de la place à la femme au Bénin comme en occident ? Disons attention ! Surtout ne pas leur donner le bon Dieu sans confession. D’ailleurs, ces associations gracieusement financées et militant pour l’égalité du genre et autres ‘‘dérives’’ ont quelle garantie qu’à vouloir outrageusement protéger la femme, elles n’ouvrent pas la brèche à l’enracinement du célibat et au vieillissement de la population ?
Dans des pays occidentaux, le féminisme exacerbé et la primauté à la parole de la femme contre celle de l’homme ont conduit non seulement à des chantages affectifs, des emprisonnements injustifiés, la multiplication des divorces mais aussi au désintéressement à se mettre en couple. Ces conséquences qui indubitablement suivront ces lois qui tombent comme des cheveux sur la soupe, il serait intéressant de savoir comment y pallier ? Attendons peut-être dans les prochaines décennies d’avoir les réponses appropriées de nos fameuses associations de défense du droit de la femme. Ce qui est certain, quand on fait savoir aux générations futures qu’après des rapports sexuels, il est permis, de façon unilatérale sans tenir compte de l’avis de l’homme, de se faire avorter et ne pas assumer les conséquences de ses actes, allons savoir ce qu’on leur apprend et quel message on laisse à la postérité. Et puisqu’on y est, il ne serait pas étonnant que d’ici à là, la majorité sexuelle soit revue à la baisse. C’est même une suite logique.

A chacun sa conscience
De toute façon, l’actualité internationale notamment aux Etats-Unis, au Canada, en France etc autour de ce matelas de lois en faveur de la femme rapporte généralement, que des filles usent du subterfuge de viol pour soutirer de l’argent aux personnalités politiques et aux stars du monde culturel et sportif. L’affaire Dsk est encore dans les mémoires, celle de Virginie Madeira où une fille est allée jusqu’à mentir contre son père qui a passé six ans en prison est tout aussi évocatrice. Enfin, pour un oui ou un non et juste pour faire plaisir à la femme, l’homme, chef de la famille, est en train de devenir un être plutôt très vulnérable. Aujourd’hui, beaucoup n’en mesurent pas encore les conséquences. Mais, c’est sur ce chemin que le Bénin s’engage et dangereusement.
D’où, l’impérieuse nécessité de comprendre qu’en obligeant, on dérange. Certes, les consciences n’ont jamais été égales. Mais, le bon sens étant la chose la mieux partagée, chacun s’appropriera les différentes nouvelles lois en vue de la promotion du genre et se fera sa propre religion sur les gains sociologiques, cultuels et économiques à y tirer. Si elles arrivent à positivement impacter notre vivre-ensemble et à véritablement libérer les énergies féminines pour le développement de la Nation, tant mieux. Autrement, surtout avec la nouvelle génération trop portée vers le matérialisme au détriment de l’éthique, prions simplement qu’au-dessus de nos têtes, les portes du mal ne soient pas grandement ouvertes. Cependant retenons qu’à toujours singer les autres et tout copier en oubliant que l’Afrique doit, au-delà de tout, garder son identité comme la Chine et le Japon pour bien et mieux planifier son développement, il est certain que demain ne sera pas la veille de notre sortie de l’auberge. Ce qui est sûr, au prochain carrefour de l’application de ces lois, il est clair qu’un bilan se fera. Et, ne soyons point surpris qu’à l’arrivée, sous nos cieux, la sagesse et la morale soient fortement piétinées. Pourvu que ça soit le scepticisme qui ait tort.





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