Lutte contre l’insécurité transfrontalière : Interpol Bénin-Nigéria démantèle un réseau de véhicules volés

Arnaud DOUMANHOUN 12 juillet 2019

Paix et sécurité. Les forces de sécurité du Bénin et du Nigéria ont coopéré dans le cadre du démantèlement d’un réseau international de véhicules volés. C’est l’une des informations essentielles livrées par le porte-parole de la police républicaine, le contrôleur général de police, Pascal G. Odéloui à l’occasion d’un point de presse à la direction générale à Cotonou, ce jeudi 11 juillet 2019.
Il a expliqué que la coopération policière entre les bureaux centraux nationaux Interpol Bénin-Nigéria a permis de démanteler un réseau international de trafic de véhicules volés. Au terme de l’enquête ouverte par le BCN-Interpol Cotonou : quinze suspects y compris le chef du réseau ont été interpellés et plusieurs objets saisis à savoir, un pistolet de fabrication artisanale et vingt-trois cartouches calibres 12 mm, divers outils (une perceuse, un appareil pour river, les plaques minéralogiques, des plaques de numéros châssis, treize différents cachets, trois paires de plaques d’immatriculation et douze livrets de bord. Aussi, cinq véhicules : deux Lexus 350, deux Toyota Corolla et une Toyota Camry.

Mode opératoire

Selon le contrôleur général de police, Pascal G. Odéloui les prévenus procèdent à la récupération des véhicules volés au Nigéria par le chef du réseau, ensuite à des modifications pour faire disparaître toutes traces de leur butin. Une immatriculation frauduleuse s’opère grâce au concours d’un membre du réseau qui aurait une complicité avec les agents de la société des plaques et accessoires (SPA). Ils réussissent donc à contourner les services compétents : Douane-Interpol, Agence nationale des transports terrestres.
La vente des véhicules se fait au Bénin et dans les pays voisins (Mali, Burkina-Faso…). « Toutes les personnes arrêtées seront présentées au Procureur de la république du Tribunal de première instance de Cotonou. La police profite de cette enquête pour inviter la population à plus de vigilance dans l’achat des véhicules occasionnels et dans ce cas précis, lui conseille de se rapprocher des services de police notamment du BCN-Interpol Cotonou aux fins de vérifications nécessaires… », a déclaré le porte-parole, le contrôleur général de police, Pascal G. Odéloui.

Les auteurs d’un prétendu kidnapping arrêtés

Au cours de son point de presse, Pascal G. Odéloui a également évoqué plusieurs autres cas d’infractions. Il rappelle que le vendredi 28 juin 2019, le commissariat de l’arrondissement de Pahou a été saisi par un fonctionnaire des douanes d’un cas de kidnapping d’une dame sur le tronçon ‘’Godomey-Pahou’’ avec demande de rançon. Les investigations menées ont permis d’identifier, de localiser et d’arrêter la prétendue kidnappée et ses acolytes au nombre de cinq. Selon Pascal G. Odéloui, le scénario mis en œuvre est une simulation d’enlèvement signalée à un parent de la victime ciblée aux fins de lui soutirer une forte somme d’argent. La femme et ses cinq acolytes présentés au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ont été placés sous mandat de dépôt.

Abus d’autorité, chantage et extorsion de fonds

L’information rapportée par la police fait état de ce que, dans la matinée du jeudi 4 juillet 2018, trois fonctionnaires de Police républicaine dont un en congé administratif, se sont constitués en groupe, pour se rendre à Agla-Hlazounto à bord d’une voiture prise en location avec le conducteur. Les trois agents dont un, revêtu de la tenue de service et un autre armé de pistolet de service se sont introduits dans le domicile de deux citoyens soupçonnés de cybercriminels où ils ont opéré une perquisition suivie de saisie d’ordinateurs et de téléphones portables.
La hiérarchie policière informée, a dépêché sur les lieux une équipe qui a réussi à les interpeller avec leur véhicule. « Le but poursuivi par ces indélicats est d’extorquer des fonds sous la menace de conduire leurs victimes à l’Office central de répression de la cybercriminalité (Ocrc). Ces agents ne sont pas à leur premier acte. Dans la matinée du 10 juin 2019, a eu lieu une opération similaire impliquant quatre fonctionnaires de la police républicaine dont deux faisaient partie de l’opération du 4 juillet 2019… », a expliqué le contrôleur général de police, Pascal G. Odéloui.
Il faut noter que les éléments de la police républicaine ont aussi procédé à l’arrestation le 10 juillet 2019 de deux présumés braqueurs sur le boulevard Caboma lors d’une patrouille du commissariat de police du 5e arrondissement.





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