Lutte contre le paludisme au Bénin : Speak Up Africa et Pnlp élaborent un plan national de plaidoyer

Isac A. YAÏ 3 novembre 2021

Le paludisme est une maladie potentiellement mortelle mais évitable et traitable si les efforts sont conjugués afin de se donner les moyens. Raison pour laquelle Speak Up Africa (SUA) en partenariat avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), organise du 2 au 6 novembre à Golden Tulip Hôtel, un atelier d’élaboration du plan national de plaidoyer. Ces assises qui réunissent tous les acteurs intervenant dans la lutte contre le paludisme permettront d’avoir un plan de plaidoyer en harmonie avec les actions du gouvernement. « Le Programme national de lutte contre le paludisme avec le soutien du Speak up Africa basé au Sénégal, a décidé de se doter d’un plan national de plaidoyer pour une meilleure priorisation et un accroissement de ressources nationales en faveur de l’élimination du paludisme au Bénin. En 5 jours, un plan sera élaboré par les participants afin d’harmoniser la programmation des actions de plaidoyer et garantir la conformité des interventions de plaidoyers avec les priorités du PNLP », a fait savoir le docteur Cyriaque Affoukou, coordonnateur national adjoint du Pnlp. Abondant dans le même sens, Carina N’diaye, Directrice des opérations stratégiques de Speak Up Africa reconnait que pour endiguer le paludisme, il faut mutualiser les efforts en agissant à tous les niveaux de la société. « Cet atelier convie toutes les parties prenantes engagées en faveur de l’élimination du paludisme dans le but d’intégrer la problématique de mobilisation des ressources domestiques à la stratégie nationale », a-t-elle précisé.
Conscient de cette symbiose d’actions entre le secteur public et le secteur privé, Docteur Cyriaque Affoukou a fait savoir les progrès effectués par le gouvernement béninois depuis 2020 dans la lutte contre le paludisme et a invité tous les partenaires à un effort supplémentaire pour son élimination. « Les conséquences sanitaires et économiques du paludisme restent une source de préoccupation majeure. Des investissements supplémentaires s’avèrent nécessaires pour pouvoir consolider les acquis et accélérer les progrès vers l’élimination du paludisme d’ici 2030 », a-t-il conclu.





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