Lutte contre le trafic de faune sauvage : Un Vietnamien et sa bande arrêtés à Abidjan avec 578 kg d’ivoire

La rédaction 31 janvier 2018

578 kg d’ivoire, une demi-tonne d’écailles de pangolins, dont certaines quantités avaient déjà été emballées et prêtes à être exportées, quatre armes illégales, des peaux de panthères et d’autres objets de contrebande. Ce sont les produits retrouvés chez les présumés trafiquants après leur arrestation mi-janvier 2018 à Abidjan. En effet, c’est un réseau de criminels de faune qui opéraient dans l’ombre dans plusieurs pays depuis sept ans et sont à l’origine de massacre de plusieurs milliers d’éléphants pour leurs défenses. Un Vietnamien est à la tête de ce réseau qui dépeuple la faune sauvage que protègent les lois dans plusieurs pays. L’arrestation du Vietnamien et cinq autres éléments de sa bande a été possible grâce à l’implication active de l’Unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée (Uct), avec l’appui du Ministère des Eaux et Forêts de la Côte d’Ivoire, et l’assistance technique d’EAGLE Network, une ONG internationale spécialisée dans l’application des lois sur la faune. Des informations reçues, il ressort que le chef de cette organisation criminelle en Côte d’Ivoire est directement lié à deux saisies antérieures, l’une au Vietnam et l’autre au Cambodge où 619 kg et 941 kg d’ivoire ont été respectivement saisis.
Pour exporter les produits, ils ont l’habitude de créer de l’espace à l’intérieur des bois destinés à l’exportation. Après avoir coupé et soigneusement rangé les ivoires dans les espaces aménagés à cet effet, les intervalles restants sont occupés avec de la cire et ils se servent de la colle pour refermer les bois. Mélangée à d’autres bois dans des conteneurs, la marchandise est convoyée en Asie. Une fois à destination, l’équipe en place en Asie prend la relève.
Après leur arrestation, les services spécialisés ont procédé à l’analyse des informations téléphoniques. Ce qui a révélé qu’ils sont en lien avec trois pays reconnus comme des paradis fiscaux. Il est alors évident qu’ils mènent des opérations de blanchiment d’argent.
L’autre côté où le bât blesse est que l’un des présumés trafiquants qui est un Chinois avait en sa possession une liste de noms de jeunes femmes ivoiriennes avec des informations précises sur leur taille, leur poids avec leur photo. Cela devrait amener les services spécialisés de la Côte d’Ivoire à ouvrir des enquêtes pour démanteler ce réseau de professionnels de sexe vers les pays d’Asie en se servant de faux documents de voyage.
Les activistes sont décidés à en découdre avec ces criminels pour les maintenir derrière les barreaux. Il faut signaler que les acteurs de la lutte au Bénin, membres du réseau d’EAGLE Network ne baissent pas aussi les bras en appuyant le gouvernement contre ces criminels. La justice accompagne par des décisions répressives. Dans un passé récent, le tribunal de Natitingou a condamné deux trafiquants d’ivoire, l’un à 4 ans et l’autre à 3 ans 4 mois de prison ferme avec des amendes, puis des dommages-intérêts à payer.





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