Lutte contre les gros bonnets de la cocaïne : Pour une restructuration de l’économie béninoise

4 novembre 2021

Lutte sans répit déclarée contre les trafiquants de stupéfiants. En quelques semaines, plusieurs réseaux ont été démantelés grâce à l’efficacité du système mis en place par le pouvoir. A chaque prise, ce sont des quantités considérables de cocaïne qui sont saisies, preuve que ce trafic avait libre cours sur le territoire béninois. Mais de plus en plus, les animateurs de cette filière se font du souci. Grâce à la détermination des autorités qui veulent éradiquer ce commerce illicite, les gros bonnets commencent à tomber un à un. Le weekend dernier, c’est un opérateur économique libanais qui est tombé dans les mailles de la police républicaine. En effet, au terme de la perquisition de son magasin, il a été retrouvé 750 kg de cocaïne. Il n’en fallait pas plus pour que, Brice Azar, le propriétaire de cette marchandise prohibée soit mis aux arrêts. Face à la justice, il saura répondre des faits qui lui sont reprochés. Avec lui, plusieurs autres animateurs de cette filière sont dans la tourmente. D’un trafiquant à un autre, les distances ne sont pas si longues. Au même titre que le Libanais, cette semaine, quatre autres personnes se sont retrouvées dans les mailles de la police dans la commune de Houéyogbé, département du Mono. Au cours de cette opération, 357 boulettes de chanvre indien ont été saisies dans la maison d’un présumé malfrat identifiée comme un ghetto où les hors-la-loi viennent s’approvisionner avant de commettre leurs forfaits.
Ces prouesses ajoutées aux précédentes indiquent clairement que les temps ont changé. Cette lutte saluée par tous permettra à terme de restructurer l’économie béninoise. En effet, des trafiquants de stupéfiants reconnus comme des commerçants prospères à l’instar du Libanais Brice Azar usent de subterfuges pour écraser leurs concurrents afin de faire dicter leur loi. En réalité, aucun commerçant ne pouvait concurrencer ses produits tant que c’est la cocaïne qui soutient l’édifice. C’est là que réside la problématique des sociétés écran créées juste pour cacher l’activité principale, qui n’est pas connue du grand public. Avec ces manœuvres, tout, y compris le blanchiment et d’autres activités illicites, y passe. En donnant un coup d’arrêt à ces trafics de stupéfiants, le gouvernement donne un coup de pouce à l’essor de l’économie. Il faut croire que désormais, seuls les opérateurs économiques désireux de faire des transactions saines et légales auront des chances de prospérer. Les autres abonnés à la facilité sont appelés à changer de fusil d’épaule. A terme, débarrassée de ses vices, l’économie béninoise, en montrant son vrai visage pourra connaitre un essor certain et profitable à tous.





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