Lutte contre les transports physiques illicites transfrontaliers d’espèces : La Centif et le Giaba appuient les douanes béninoises

Fulbert ADJIMEHOSSOU 26 février 2020

Sans répit, la Cellule nationale de traitement d’informations financières (Centif) et le Groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchissement d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) redoublent d’ardeurs, surtout en termes de renforcement de capacités. Depuis hier, ils procèdent au renforcement de capacités des fonctionnaires des douanes béninoises sur la lutte contre les transports physiques transfrontaliers d’espèces et d’instruments négociables au porteur.
Selon le Secrétaire Général de la Centif-Bénin, Serge Houédanou, cet atelier est le signe de la détermination du Président de la Centif à lutter efficacement contre le blanchiment des capitaux et le terrorisme. « La Douane étant un maillon essentiel de la lutte contre la fraude et la contrebande en général, l’atelier vient à propos en ce sens qu’il contribuera à la mise en œuvre effective des mesures préventives et des techniques de contrôle des transports physiques transfrontaliers illicites d’espèces et d’instruments négociables dans nos frontières », a-t-il souligné, tout en saluant la forte participation des disciples de St Mathieu.
En effet, les transports physiques illicites transfrontaliers d’argent liquide continuent de poser des problèmes dans de nombreux pays. C’est l’une des principales méthodes utilisée pour déplacer des avoirs criminels, blanchir des capitaux et financer le terrorisme, soit peut se réaliser par des passeurs de fonds, le transport par voie postale soit par fret ou en conteneur. Cette formation est donc la bienvenue selon le Colonel des Douanes Amoussou Menacon, Représentant du Directeur Général des Douanes et Droits indirects. « Cet atelier va donc permettre de renforcer la capacité opérationnelle des agents des douanes afin de contrôler de manière adéquate les mouvements transfrontaliers d’argent liquide ; doter les agents de techniques de surveillance, de détection et d’interception des mouvements illégaux d’argent liquide en menant des enquêtes financières parallèles de blanchiment de capitaux et/ou de financement du terrorisme », a souligné le représentant du Directeur Général des Douanes.
Dans ce combat, le Giaba est résolument engagé aux côtés du Bénin. Ainsi, au cours de ces trois jours d’ateliers, les experts feront des présentations sur les cadres normatifs et quelques cas des méthodes utilisées par les passeurs de fonds. Des panels sont prévus pour échanger les expériences professionnelles sur les difficultés ou défis rencontrés ainsi que les recommandations idoines à formuler pour mieux lutter contre les transports physiques illicites d’espèces et d’instruments négociables au porteur. « Je vous exhorte à tirer profit de ces trois jours de travaux pour partager vos expériences respectives, à identifier les défis auxquels vous êtes confrontés au quotidien dans l’exercice de votre métier face aux risques auxquels vous êtes confrontés, à vous approprier les meilleures pratiques pour lutter contre les fraudes et en particulier contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme », a déclaré Konan Djaha, Représentant du Directeur Général du Giaba. Des recommandations sont attendues pour renforcer le dispositif de contrôle au niveau des frontières.





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