Maixent Ogou au sujet de la Journée nationale de l’Arbre : « Il faut une forte implication des communes et des écoles »

Fulbert ADJIMEHOSSOU 2 juin 2020

Faut-il supprimer ou réorienter la Journée nationale de l’arbre ? Le débat devient fréquent depuis quelques années au regard des difficultés notées dans le suivi des plants. Maixent Ogou, Directeur Exécutif de l’Ong Actions Plus et Coordonnateur départemental de l’Atlantique de Pro Environnement mise sur les communes et les écoles.

Nous sommes à la 36e édition de la Journée Nationale de l’Arbre. Quel bilan peut-on faire aujourd’hui de ces célébrations annuelles ponctuées de mise en terre d’arbres ?
Pendant longtemps, notre pays a sacrifié à cette tradition de la célébration de la Journée nationale de l’Arbre. Mais il se fait que pendant tout ce temps, les regards sont souvent tournés vers l’acte, c’est-à-dire la mise en terre des plants. Malheureusement, après cela, il n’y a pas un suivi. Il faut qu’on accorde une attention à comment les populations ou les groupes bénéficiaires de ces plants se les approprient. Il est important qu’on mette tout ceci dans une stratégie globale de promotion de la plantation dans notre pays. Car nul n’est censé ignorer que l’arbre protège la vie et que l’arbre constitue la meilleure façon pour nous de contribuer à la protection de la couche d’Ozone à travers le captage des gaz à effet de serre.

Quelle orientation faut-il faire de cette célébration pour plus d’impacts ?
Il nous faut trouver une stratégie claire orientée vers l’éducation environnementale, la formation des jeunes. Il faut faire en sorte que les jeunes comprennent l’enjeu. En termes d’alternative, un plan d’action doit être élaboré de sorte qu’on ne se contente plus de sacrifier à la tradition mais qu’on aille au-delà pour que ces plantations puissent résoudre par exemple le problème de disponibilité de bois. Il faut que les alternatives en matière de transformation du bois puissent être prises en compte. Je crois qu’en mettant l’accent sur ces points, on finira par aboutir à un plan global pour la protection de notre environnement. Il faut une forte implication des communes et des écoles.

Nous sommes dans un contexte de transition au niveau des communes, avec l’élection de nouveaux maires. Quel rôle ces derniers pourraient-ils jouer pour rendre plus utiles les campagnes de reboisement dans leurs communes ?
Les communes doivent intégrer dans leurs plans d’actions des mécanismes de suivi. Ce n’est pas la peine de mettre en terre des centaines de plans sans pour autant s’assurer qu’ils soient entretenus. C’est-à-dire faire en sorte que les plants ne soient pas brulés que ceux qui n’ont pas survécu soient remplacés pour qu’à la fin la fin le pourcentage de perte soit minimisé autant que faire se peut.

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