Make Africa 2019 : Un espace d’apprentissage alternatif

Isac A. YAÏ 19 novembre 2019

Jeudi dernier, se sont déroulées à l’Institut français du Bénin à Cotonou, les activités de la deuxième édition de Make Africa. Cette initiative du Réseau francophone des Fab Lab de l’Afrique de l’ouest avec l’appui de l’ambassade de France et de l’Institut français du Bénin, est un lieu de l’innovation, de faire et de faire faire des technologies et de la démocratisation du numérique. « C’est une opportunité pour montrer l’importance du numérique dans tous les domaines d’activité. C’est donc une rencontre de la communauté des solutionneurs numériques », a expliqué Médard Agbayazon, l’un des organisateurs de Make Africa. Ainsi, cette rencontre permet de découvrir le numérique sous un autre angle afin de résoudre certains problèmes de la société par le numérique. Make Africa est alors le lieu de convergence de ceux qui ont évolué dans le système éducatif formel et ceux ayant appris sur le tas. Pas d’opposition à se faire au contraire, ils évoluent de façon complémentaire afin de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans la société. « Ils se sont rassemblés pour développer des applications et pour mieux apprendre l’un de l’autre. Une étude américaine dit que 85% d’emplois qui existeraient en 2030 ne sont pas encore créés aujourd’hui. Cela veut dire que l’école formelle ne forme pas forcément pour les compétences dont on aura besoin en 2030. Il faudrait donc donner à l’individu cette compétence pour que l’étudiant d’aujourd’hui ne devienne pas le chômeur de demain. Make Africa est donc cet espace qui offre cette formation alternative dont a besoin un individu pour son insertion durable dans la société », a précisé Stéfano Amèkoudi, Directeur du campus numérique francophone de Cotonou. Ainsi, plusieurs ateliers sur les impressions 3D, la robotique… et des tables rondes ont été animés pour mieux appréhender le numérique. « Ici, on apprend à travailler de manière collaborative. Il faut donc tester certaines choses pour permettre à l’individu de développer un ensemble de compétences que le système éducatif formel ne donne pas. Dans ces espaces de rencontres, il y a des formations qu’on ne retrouve pas ou qu’on retrouve très peu dans le système éducatif formel. C’est donc le lieu d’enrichir sa connaissance », a conclu Stafano Amèkoudi.





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