Marchés des tubercules : Le prix de l’igname abordable

Isac A. YAÏ 11 septembre 2019

Après la célébration des différentes fêtes consacrées à l’igname, les tubercules sont de plus en plus disponibles sur les marchés du Bénin. De nombreux producteurs font le tour des marchés pour commercialiser leurs ignames. Avec cette forte présence des ignames sur lieux d’échanges commerciaux, les prix de vente ont considérablement baissé.

Alors qu’elles étaient presque rares au marché international Dantokpa il y a trois semaines, les tubercules d’ignames sont devenues abondantes ce mardi. Sur le site dédié à la commercialisation de ces tubercules, on aperçoit plus d’une quarantaine de sacs qui attendent les acheteurs. Sur la voie qui longe le site, six camions chargés en attente. Sur les lieux défilent des vendeuses d’igname pilée en quête de la matière première pour leurs activités commerciales dans les bars et restaurants. Selon les clients rencontrés, les prix ont baissé il y a environ six jours. « Avant la célébration de la fête de l’igname dans les collines, nous achetions 3 tubercules entre 3500 et 5000 Fcfa mais aujourd’hui les vendeurs nous les laissent à 2000 Francs », affirme Rachidath revendeuse d’ignames à Abomey-Calavi.
Ce changement serait dû à la quantité de tubercules qui devient de plus en plus importante, explique Joseph un transporteur qui attend des preneurs sur le marché. Jeanne, l’une des grossistes de ce site de vente avance que « dès les premiers mois de sa sortie, l’igname n’existe pas en nombre sur le marché du fait que peu de producteurs arrivent à vendre ».
Des sources proches du département des collines, les marchés de Savalou, Glazoué, Gouka, Tchetti et autres sont déjà remplis d’ignames. Si à partir de Dassa 6 tubercules sont vendu à 3000 Francs, à Savalou la même bourse permet aux consommateurs d’avoir jusqu’à 8 tubercules tandis qu’à Gouka dans la commune de Bantè, 2000 Francs achète 10 ignames.
Une nouvelle saison qui annonce de grosses quantités sur les marchés occasionnant une baisse de prix. Si une telle situation profite aux consommateurs, elle pourrait engendrer de grosses pertes aux producteurs.
Clément O. ATCHADE





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