Mise à disposition d’un numéro vert et d’une plateforme contre la corruption : De nouveaux instruments pour consolider la bonne gouvernance

2 décembre 2022

Le Bénin dispose désormais d’un numéro vert et d’une plateforme dédiés aux plaintes et dénonciations liées à la corruption. Cette initiative du gouvernement est sans doute un nouvel outil au service de la bonne gouvernance.

Des actes de corruption pourront être poursuis jusque dans leur dernier retranchement. Grâce aux nouveaux outils mis à disposition par le gouvernement, les victimes et les témoins des faits de corruption n’ont plus besoin d’aller par quatre chemins pour se faire entendre. Tant que le numéro vert 155 à composer gratuitement et la plateforme https://denonciation.bj resteront opérationnels, les actes de corruption et de mauvaise gouvernance au Bénin risquent fort de ne plus passer sous silence. Dans une nation telle que le Bénin où la gangrène de la corruption a droit de cité mêmes dans les plus petits détails des affaires notamment dans les services publics, les points doivent être mis sur les i afin de ne pas lâcher du leste au sujet d’un quelconque fait de corruption. Dans cette optique, les précisions, pour ne pas verser dans des amalgames, ont été données. Il s’agit, entre autres, de la sollicitation et de l’acceptation de pots-de-vin, de l’abus de confiance ou l’escroquerie, du manquement d’un fonctionnaire dans l’exécution d’actes judiciaires ou de toute autre nature, de la fraude en matière douanière (déversement de marchandises déclarées en transit, minoration de la valeur en douane, etc.), de la fraude en matière fiscale, de l’utilisation abusive ou à des fins personnelles de biens publics et de la non transparence dans les actes de gestion de l’administration publique. Aussi, faut-il le rappeler, ces instruments viennent en appui aux nombreuses réformes normatives et institutionnelles initiées dans le souci d’engager une lutte sans complaisance contre le fléau de la corruption au Bénin. C’est dans la même veine que par le décret n° 2022-040 du 19 janvier 2022 portant création de la Cellule d’analyse et de traitements des plaintes et dénonciations, un dispositif de collecte de plaintes et dénonciations relatives à des actes ou faits de corruption, de mauvaise gouvernance, de mauvaise gestion, de pratiques assimilées ou connexes à la corruption, a été mis à la disposition de la population. Ce n’est pas un leurre que la mise à la disposition de la population de ce nouvel outil pour dénoncer ou se plaindre des actes de la corruption soit une façon pour le gouvernement, dans sa détermination à lutter efficacement contre le fléau, d’œuvrer pour la consolidation et la promotion de la bonne gouvernance. La franche collaboration des populations s’avère nécessaire pour impacter positivement et pour prouver l’efficacité de ces instruments dans la lutte engagée contre la corruption. C’est le domicile de l’équité qui serait ainsi élu dans les services publics. Ce serait aussi offrir les mêmes chances à tous dans la fonction publique. Le degré d’incivisme pourrait également baisser. Les caisses de l’Etat s’en porteront mieux. C’est le développement acté qui est ainsi en marche.
Fidégnon HOUEDOHOUN





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