Mise en place du Fonds Pananetugri : Des organisations féminines du Bénin éligibles au financement

Patrice SOKEGBE 28 octobre 2020

Le Fonds Pananetugri entend donner un coup de pouce aux organisations féminines du Bénin, principalement celles de jeunes filles et de jeunes femmes. C’est ce qu’on peut retenir de la rencontre d’échanges qui s’est déroulée vendredi dernier au siège du Réseau ouest africain des jeunes femmes leaders francophones (Roajelf). A l’occasion, une équipe de mission du Fonds Pananetugri a présenté les tenant et les aboutissants d’un tel projet qui vise à apporter un soutien financier et technique aux organisations féminines dont la thématique s’articule autour du leadership féminin. « Nous avons voulu ce creuset pour permettre à ces organisations de prendre connaissance du fonds Pananetugri qui est un fonds féministe de l’Afrique de l’Ouest francophone lancé au mois de juillet 2020. Ce fonds est adressé aux organisations de jeunes filles et de jeunes femmes dans les 9 pays de l’Uemoa, notamment le Bénin, le Burkina-Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Togo. Sont éligibles à ce fonds, des organisations de jeunes filles et de jeunes femmes n’ayant jamais reçu un financement supérieur ou égal à 8 millions Fcfa », a précisé Wendyam Micheline Kaboré, Coordonnatrice du Fonds Pananetugri.
A l’occasion, sous la supervision de la présidente du Roajelf, Mariette Montcho, point focal du Fonds au Bénin, les participants se sont également prononcés sur les enjeux et défis liés à l’éducation des filles, au leadership féminin, aux droits des filles et des femmes, à la santé sexuelle et reproductive et autres. Ces échanges ont permis au fonds de faire une meilleure connaissance des défis auxquels sont confrontées ces organisations féminines. « Nous avons constaté que les défis restent à relever dans les 9 pays, mais les contextes diffèrent d’un pays à un autre. Même au Bénin, nous avons constaté qu’il y a un gap entre le Nord et le Sud. En fonction du contexte, de la culture, de la religion, beaucoup de choses varient en termes de droit des filles et des femmes », a ajouté Wendyam Micheline Kaboré.





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