Modernisation et compétitivité du port autonome de Cotonou : Enabel inaugure un plateforme portuaire de surveillance environnementale

Isac A. YAÏ 6 décembre 2021

Une plateforme portuaire de surveillance environnementale. C’est l’ouvrage offert par l’agence belge de développement Enabel au port autonome de Cotonou. L’inauguration de cette infrastructure a eu lieu le vendredi 3 décembre en présence des autorités béninoises et belges. Cette plateforme offerte par Enabel en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (Ird) permettra au Port autonome de Cotonou de mener des activités de terrain et de laboratoire en vue de surveiller les espèces envahissantes susceptibles de descendre des navires ou de monter à bord et d’anticiper sur les problèmes que ces dernières peuvent générer en matière de santé et d’environnement. « Les espèces exotiques envahissantes ont des conséquences dramatiques pour la santé humaine, vétérinaire et la biodiversité. En effet, plusieurs espèces de rongeurs et moustiques nuisent à la santé et la qualité des conditions de travail des acteurs portuaires qui travaillent quotidiennement. Elles peuvent aussi engendrer des dégradations importantes et coûteuses des installations. Une évaluation économique des dégâts imputables aux rongeurs envahissants dans les entrepôts du port autonome de Cotonou aurait montré que 10% des stocks du riz importés étaient détruits ou souillés par les rongeurs, ce qui représente une perte de 58 000 Euros par an et par entrepôt… », a fait savoir Arlette Tchabi, représentant le Directeur général du port autonome de Cotonou lors de l’inauguration de l’infrastructure. Ainsi, cette plateforme permettra de mettre fin aux pertes dues aux actions des rongeurs au port de Cotonou. A en croire Jean-François Michel, représentant résident de Enabel au Bénin, cette plateforme permettra aussi au port autonome de Cotonou de faire le suivi des conventions internationales relatives à la problématique de l’environnement. « Parmi ces conventions, l’on trouve notamment la convention de Montego Bay qui stipule que : les Etats prennent toutes les mesures nécessaires pour prévenir, réduire ou maîtriser l’introduction intentionnelle ou accidentelle d’espèces étrangères ou nouvelles pouvant provoquer des changements considérables… Le Bénin est également signataire de règlement sanitaire international qui engage les pays à organiser la surveillance des espèces exotiques envahissantes au niveau de leur point d’entrée », a-t-il expliqué.
Cette plateforme est donc de type nouveau associant acteurs privés et publics et met la science et la recherche au service du développement. « Elle met la science et la recherche au service de l’action en faveur du Bénin. Elle constitue la première expérience en Afrique. Une expérience pilote qui a déjà réussi avec d’autres pays et qui mérite d’être reproduite », a indiqué Prisca Assogba, représentant le Directeur de l’école polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) à la cérémonie d’inauguration.
Cette plateforme dont la coordination scientifique est assurée par le professeur Gualbert Houémènou est donc l’un des outils contribuant à la modernisation et à la compétitivité du port autonome de Cotonou.





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