Montée des eaux : Penser dès maintenant aux écoles !

Fulbert ADJIMEHOSSOU 19 août 2020

Il est un secret de polichinelle que la période des crues et la petite saison coïncident avec la rentrée des classes à Cotonou. Quand l’école sera appelée à nouveau à ouvrir ses portes pour l’année 2020-2021, ce sera avec des cours submergées dans certaines localités, voire avec l’impossibilité pour des écoliers d’accéder à leur droit à l’éducation. On se rappelle encore le décès d’un élève l’année dernière à Dangbo. Un artisan de moins pour la construction de la Nation, une douleur poignante dans le cœur de l’école béninoise menacée fréquemment par les eaux du Mono, du Niger et de l’Ouémé. Les images auxquelles on a eu droit, sur les réseaux sociaux n’ont fait que révéler le calvaire des apprenants et des enseignants en période de crues au Bénin. Il faut se rendre à Dangbo, Bonou, Athiémé, Ouinhi, Sô-Ava, Grand-Popo et bien d’autres localités à risques pour comprendre qu’il faut plus que des discours et des séminaires pour faire face aux besoins. Il ne suffira pas non plus de tremper les bottes dans l’eau devant micros et caméras pour que les couches vulnérables soient en sécurité, à l’abri des catastrophes. Quand il faut se rendre l’école avec des pirogues de fortune, faites de bidons usés, quand il faut se mettre nu pour traverser une rivière, la responsabilité devient collective. On ne perd rien à investir pour faciliter la mobilité de ces écoliers au moment opportun à défaut d’adapter le calendrier scolaire aux perturbations climatiques de sorte à laisser passer la période de crues.





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